A Marseille, un homme au couteau abattu par la police: une enquête pour “homicide volontaire” par l’IGPN

Image d'illustration / Photo: Fotolia
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Un homme armé d’un couteau de cuisine a été abattu par la police mercredi après-midi dans une zone commerciale de Marseille. Cette affaire a entraîné l’ouverture de deux enquêtes, dont une pour “homicide volontaire” par l’IGPN, la police des polices, contre les forces de l’ordre qui ont pourtant neutralisé une menace.

Les faits se sont produits aux alentours de 13h00 dans un magasin de la zone commerciale de La Valentine, dans le 11e arrondissement, dans l’est de la ville, où la police avait été appelée après que l’homme avait été repéré avec une arme blanche.

L’homme au couteau “s’est précipité sur la police” et les forces de l’ordre l’ont jugé “suffisamment menaçant” pour faire usage de leur arme de service.

L’individu déambulait “avec un comportement menaçant” et les policiers l’ont sommé “plusieurs fois de déposer son arme”, selon le parquet. Il a “refusé d’obtempérer et s’est précipité en direction des policiers qui ont alors fait usage de leur arme à deux reprises”.

Aucun blessé n’est à déplorer, en dehors de l’auteur de l’agression, décédé rapidement des suites de ses blessures malgré l’intervention des marins-pompiers.

L’agresseur, qui serait âgé d’une cinquantaine d’années, est en cours d’identification. “Aucun élément de radicalisation n’a été relevé sur place par les témoins”, précise le parquet qui affirme que la piste terroriste n’est pas évoquée à ce stade.

Deux enquêtes distinctes ont été aussitôt ouvertes pour déterminer les circonstances exactes des faits, a précisé la procureure de Marseille: une première, confiée à la police judiciaire, pour “tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique”, de la part de l’agresseur ; et une seconde, confiée à l’IGPN, pour “homicide volontaire”, afin “de déterminer les conditions des tirs” émanant des forces de l’ordre.

La police des polices est systématiquement saisie lorsqu’un policier fait usage de son arme de service.

Selon une source proche de l’enquête, les faits auraient été filmés par une caméra video, qui attesterait de l’état de légitime défense du policier.

Début mai, des rassemblements policiers avaient été organisés un peu partout en France à l’appel de plusieurs syndicats pour protester contre la mise en examen pour “homicide volontaire” d’un de leur collègue, un gardien de la paix de 24 ans qui avait tué deux dangereux dealers qui ont forcé un contrôle la semaine précédente, sur le Pont Neuf, au coeur de Paris.

Source: AFP

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