Encore un attentat dans une ville meurtrie par le djihadisme

Plusieurs personnes ont été tuées mercredi dans un attentat-suicide à la voiture piégée, revendiqué par les rebelles djihadistes shebab, dans le sud de la capitale somalienne, Mogadiscio.

Un porte-parole du gouvernement fédéral a déclaré que l’attaque avait fait quatre morts tandis qu’un responsable des services de sécurité en a évoqué “au moins six”.

L’attaque, qui a eu lieu sur une route animée dans le sud de la capitale, a été revendiquée par les islamistes shebab, qui ont affirmé dans un communiqué avoir ciblé des “responsables étrangers”.

Cet attentat intervient quelques jours après que les dirigeants somaliens ont conclu un accord pour parvenir à achever en février les élections parlementaires, dont les retards répétés ont généré une profonde crise politique dans ce pays instable de la Corne de l’Afrique.

Un responsable des services locaux de sécurité, a de son côté affirmé qu’au moins six personnes étaient mortes et que ce bilan risquait de s’alourdir. “Selon les premières informations, au moins six personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par cette énorme explosion, toute la zone a été dévastée“, a-t-il dit.

Selon des témoins, un convoi de plusieurs véhicules d’une société de sécurité escortait des étrangers à travers cette partie de la ville lorsque l’explosion a eu lieu. “L’explosion a été tellement énorme qu’elle a détruit la plupart des bâtiments proches de la route“.

La mission d’assistance de l’ONU en Somalie a affirmé sur Twitter que, contrairement à certaines informations, “il n’y avait aucun salarié ou sous-traitant de l’ONU dans le convoi ciblé par l’attentat-suicide.

Washington, premier soutien financier étranger de la Somalie, a condamné l’attaque et présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Les shebab, un mouvement lié à Al-Qaïda, cherchent à renverser le fragile gouvernement fédéral somalien, soutenu par la communauté internationale, et contrôlent de vastes territoires dans les zones rurales en Somalie.

Président depuis 2017, Mohamed Abdullahi Mohamed, plus connu sous le surnom de Farmajo, a vu son mandat expirer le 8 février 2021 en ayant failli à organiser des élections. L’annonce mi-avril de la prolongation de son mandat pour deux ans avait provoqué des affrontements armés à Mogadiscio avec les partisans du Premier ministre Mohamed Hussein Roble, chargé d’organiser les élections, faisant craindre que leur conflit ne dégénère en violences généralisées. Les djihadistes en profitent pour mettre leur grain de sel.

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