Qui sont les ministres macronistes avec des casseroles aux fesses? Découvrez la liste de leurs procès

Justice. Image d'illustration / Photo: Pixabay
Justice. Image d'illustration / Photo: Pixabay

Alain Griset a démissionné cette semaine de sa fonction de ministre délégué aux Petites et moyennes entreprises, après avoir été condamné pour déclaration mensongère de patrimoine. Mais il n’est pas le seul ministre macroniste avec des casseroles aux fesses.

Premier ministre en exercice à comparaître devant un tribunal correctionnel, le ministre délégué aux PME, Alain Griset, est condamné le 8 décembre 2021 à six mois de prison avec sursis, ainsi qu’à une peine d’inéligibilité de trois ans avec sursis, pour “déclaration incomplète ou mensongère de sa situation patrimoniale” après sa nomination au gouvernement en juillet 2020. Il a présenté sa démission du gouvernement.

Avant lui, plusieurs membres du gouvernement ont eu des démêlés judiciaires depuis le début de la présidence du chef de l’État. Un petit tour rapide.

• Agnès Buzyn

L’ex-ministre de la Santé, qui avait démissionné en février 2020, est mise en examen le 10 septembre 2021 par la Cour de justice de la République (CJR) pour “mise en danger de la vie d’autrui” dans sa gestion de l’épidémie de Covid-19. Elle est par ailleurs placée sous le statut plus favorable de témoin assisté pour “abstention volontaire de combattre un sinistre”.

Dans le même dossier, la CJR mène, depuis juillet 2020, une instruction concernant son successeur Olivier Véran et l’ancien Premier ministre Édouard Philippe.

• Éric Dupond-Moretti

Le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti est mis en examen par la CJR le 16 juillet 2021, pour “prise illégale d’intérêts”, après des plaintes de syndicats de magistrats et de l’association Anticor. Il est soupçonné d’avoir profité de sa fonction de ministre pour régler ses comptes avec des magistrats avec lesquels il avait eu maille à partir quand il était avocat, ce qu’il réfute.

• Gérald Darmanin

Accusé d’abus de faiblesse par une habitante de Tourcoing (Nord), qui affirmait avoir été contrainte à des relations sexuelles en échange d’un logement et d’un emploi, Gérald Darmanin, alors ministre des Comptes publics, a bénéficié d’un classement sans suite de l’affaire en 2018.

Accusé par une autre femme d’un viol en 2009, lorsqu’il était un responsable intermédiaire à l’UMP, Gérald Darmanin a aussi bénéficié de classements sans suite en 2017 et 2018, mais la plaignante a obtenu la relance des investigations. La juge d’instruction a prononcé leur fin en septembre 2021 sans mettre le ministre en examen, orientant l’enquête vers un non-lieu.

• Jean-Paul Delevoye

Le Haut-commissaire aux Retraites a démissionné fin 2019, après avoir été mis en cause pour ne pas avoir déclaré plusieurs mandats à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Il a été condamné pour cela le 2 décembre 2021 à quatre mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende. Une enquête est toujours en cours à Paris sur le fond de l’affaire.

• Olivier Dussopt

Le secrétaire d’État à la Fonction publique est visé par une enquête du parquet national financier (PNF) pour “corruption” et “prise illégale d’intérêts” pour avoir reçu en 2017 deux lithographies en cadeau d’une entreprise, alors qu’il était député-maire d’Annonay (Ardèche).

• Sébastien Lecornu

Le PNF enquête aussi depuis mars 2019 sur des soupçons de “prise illégale d’intérêts” visant le ministre chargé des Outre-mer, pour ses activités passées à la tête du département de l’Eure et au conseil d’administration d’une société autoroutière.

• Richard Ferrand

À peine nommé ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand est épinglé par le Canard enchaîné qui révèle que, en 2011, les Mutuelles de Bretagne qu’il dirigeait alors ont loué des locaux commerciaux appartenant à sa compagne. Il quitte le gouvernement le 19 juin 2017 et succède à François de Rugy à la présidence de l’Assemblée nationale en septembre 2018.

Mis en examen pour “prise illégale d’intérêts” en septembre 2019, il se voit reconnaître le 31 mars 2021 la prescription des faits, mais cette décision n’est pas définitive.

• François Bayrou, Marielle de Sarnez, Sylvie Goulard

Le 9 juin 2017, le parquet de Paris ouvre une enquête visant le MoDem, présidé par François Bayrou, sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants d’eurodéputés. Le 20 juin, Sylvie Goulard, devenue ministre des Armées, quitte le gouvernement, suivie de François Bayrou (Justice) et de Marielle de Sarnez (Affaires européennes).

Fin 2019, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez (décédée en 2021) sont mises en examen pour “détournement de fonds publics”, et François Bayrou pour “complicité” de ce délit.

Source: AFP

3 Commentaires

  1. Quand une juge des affaires familiales de l’Eure est filmée volant un portefeuille dans un supermarché, elle est arrêtée par la police, passe en jugement à Rouen et est condamnée à … rien et reste même juge. Quand un juge d’Evreux dans les minutes d’un procès déclare qu’un des participants a exhibé un couteau lors de l’audience (avec présence de deux policiers dans la salle et fouille à l’entrée du tribunal et passage sous un portique), ce qui est bien sûr faux, vous pensez bien que les policiers présents auraient réagi, que le justiciable dépose plainte pour faux en écriture en vu de nuire au justiciable (demandant un dépaysement), le procure répond qu’il n’a faire appel de la décision et donc fait disparaître le dossier … Et j’en ai plein d’autres comme cela avec preuves à l’appui. Que voulez vous que nos politichiens risquent ?Et croyez-vous que la population ai encore confiance dans la justice de cette république ?

  2. J’avais cru comprendre qu’il y avait quelque chose comme une enquête de moralité sur les personnes appelées à un ministère ou à un poste important auprès du petit caporal.. Quand on voit aujourd’hui ce qui se passe, on se dit qu’ils sont tous plus pourris les uns que les autres.. Richard Ferrand, non seulement on n’a plus jamais entendu parler de ses “affaires” mais en plus pour le récompenser Macron l’a fait nommer Président de l’Assemblée Nationale. Darmanin accusé de viol ?? un non lieu. Hulot, quand il était ministre, accusé de viol et défendu par le gouvernement au complet, aujourd’hui tout ce beau monde se met la tête dans le sable.. Et après on fait un scandale parce que les français n’ont même plus envie d’aller voter.. Un dégoût profond de toutes ces malversations auxquelles on assiste, et ils voudraient encore qu’on se déplace pour ces bandits.

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