VIDEO. Le gouvernement tente d’imposer un confinement: les citoyens se révoltent, les forces de l’ordre étrangères interviennent

Un couvre-feu nocturne est entré en vigueur vendredi soir à Honiara, la capitale des Iles Salomon, après une troisième journée d’émeutes.

La police a été contrainte de procéder dans la journée à des tirs de sommation pour disperser des manifestants qui tentaient d’atteindre la résidence privée du Premier ministre, Manasseh Sogavare, située à l’est de Honiara, une cité balnéaire habituellement paisible.

La foule a mis le feu à au moins un bâtiment voisin avant d’être repoussée vers le centre-ville.

La police des Iles Salomon, débordée, a déclaré n’avoir procédé qu’à deux arrestations, bien que deux postes de police figurent parmi les nombreux bâtiments incendiés.

Des policiers et des soldats australiens, tout juste arrivés sur place, sont rapidement intervenus pour rétablir l’ordre, protéger certains édifices et patrouiller, lourdement armés, dans les rues de la capitale.

Les premiers membres de la force australienne de maintien de la paix ont été déployés dans la nuit de jeudi à vendredi, quelques heures après l’appel à l’aide lancé par Manasseh Sogavare.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée voisine a annoncé vendredi le déploiement de 34 soldats chargés du maintien de la paix.

Un couvre-feu nocturne a été décrété vendredi soir pour une durée indéterminée par les autorités.

Dans la journée, des milliers de personnes, dont certaines étaient armées de haches et de couteaux, s’en sont prises au quartier chinois et au centre des affaires de la ville. Des bâtiments ont été incendiés et des magasins pillés.

Les émeutes avaient débuté mercredi quand des centaines de personnes ont manifesté pour réclamer la démission du Premier ministre. Les causes de ces émeutes sont multiples, parmi elles la colère vis-à-vis du gouvernement et les difficultés économiques aggravées par les restrictions sanitaires.

Après trois jours d’émeutes, de vastes quartiers de la capitale, témoignaient vendredi des incendies qui ont ravagé certains bâtiments. Moins de feux ont cependant été allumés vendredi par rapport aux deux jours précédents.

Le Premier ministre a affirmé que des puissances étrangères, opposées à la décision prise en 2019 par son gouvernement de ne plus reconnaître diplomatiquement Taïwan mais la Chine, étaient à l’origine de ces troubles.

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