“Proche de la mouvance islamiste”, Rokhaya Diallo traîne Céline Pina au tribunal pour injure publique: elle perd

Céline Pina. Rokhaya Diallo / Photo: Wikimedia commons
Céline Pina. Rokhaya Diallo / Photo: Wikimedia commons

Céline Pina a fait savoir sur les réseaux sociaux, vendredi 5 novembre, qu’elle venait de gagner son procès face à Rokhaya Diallo. La femme politique, chroniqueuse et essayiste, avait été poursuivie par cette dernière pour “injure publique”.

Rokhaya Diallo l’avait attaquée en justice pour avoir dénoncé le racisme, le sexisme de l’égérie de la mouvance décoloniale, ainsi que sa proximité avec la mouvance islamiste.

Céline Pina évoquait dans un article du Figaro en 2018 la non-intégration de la militante décoloniale au Conseil national du numérique qu’elle jugeait motivée non par sa couleur de peau, comme l’avançait Rokhaya Diallo, mais en raison de ses prises de position politiques.

Si Rokhaya Diallo n’a pas été jugée digne d’intégrer cette instance administrative, ce n’est pas parce qu’elle est noire, mais bien à cause de son propre racisme, de son sexisme et de sa proximité avec la mouvance islamiste“, a-t-elle écrit.

En effet, nommée par Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique, parmi les 30 membres du Conseil national du numérique, le 11 décembre 2017, Rokhaya Diallo n’a pas été retenue suite aux vives oppositions contre la candidature ce celle qui ne cesse de dénoncer le prétendu “racisme d’État” français.

“Être mise en examen n’est pas chose agréable“, a écrit Céline Pina sur les réseaux sociaux. “Apprendre cette issue favorable est une vraie joie. Merci à tous ceux qui m’ont soutenue.”

Après avoir travaillé au sein de diverses collectivités territoriales, elle est pendant sept ans assistante parlementaire au Sénat, puis à l’Assemblée nationale jusqu’à fin janvier 2016. À la suite de vingt ans de militantisme au sein du Parti socialiste, elle est élue en 2008 adjointe au maire de Jouy-le-Moutier dans le Val-d’Oise puis, jusqu’en 2015, conseillère régionale d’Île-de-France. De 2012 à 2017, elle est la suppléante du député Dominique Lefebvre.

En réaction aux attentats terroristes de novembre 2015 et engagée tout d’abord avec le Printemps républicain, Céline Pina fonde son propre mouvement associatif visant à combattre l’islamisme politique et à défendre la laïcité. Elle dénonce dans son livre, Silence coupable, les compromissions des élus vis-à-vis de l’islamisme.

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