Un attentat de l’État islamique contre l’hôpital militaire de Kaboul: des dizaines de victimes

Attentat à Kaboul / Photo: Twitter
Attentat à Kaboul / Photo: Twitter

Au moins 19 personnes ont été tuées et 50 blessées mardi dans une attaque contre l’hôpital militaire national de Kaboul, nouvel épisode sanglant après le changement de régime et le retour au pouvoir des talibans en août.

L’assaut n’avait pas été revendiqué mardi en fin d’après-midi, mais le porte-parole des talibans, Zabiullah Mujahid, a accusé la branche afghane de l’État islamique (ISIS-K), leurs ennemis radicaux.

Les assaillants de l’État islamique visaient des civils, des médecins et des patients” de l’hôpital Sardar Mohammad Dawood Khan, le plus grand hôpital militaire du pays, a-t-il ajouté, en assurant que les talibans avaient mis fin à l’attaque en 15 minutes après avoir notamment héliporté des “forces spéciales” sur le toit du bâtiment.

L’attaque a été lancée avec “un kamikaze à moto qui s’est fait exploser à l’entrée de l’hôpital“, selon le gouvernement taliban, qui a également évoqué une seconde explosion.

Plusieurs autres assaillants ont ensuite réussi à entrer dans l’hôpital, où ils ont fini par être abattus par les talibans dépêchés sur place, peu avant 16h30 locales, trois heures et demie après l’explosion du kamikaze, entendue dans plusieurs quartiers.

Dix-neuf corps et environ 50 blessés ont été emmenés dans les hôpitaux” de la capitale afghane, a déclaré un responsable au ministère de la Santé.

Zabiullah Mujahid n’a de son côté fait état que de quelques victimes, indiquant que deux combattants talibans, deux femmes et un enfant avaient été tués aux abords de l’hôpital. Lorsque l’attaque a commencé dans cet hôpital qui peut accueillir jusqu’à 400 patients.

L’hôpital militaire avait déjà été visé en mars 2017 par des assaillants habillés en personnel médical, une attaque revendiquée par l’État islamique et démentie par les talibans, à l’époque en rébellion contre le gouvernement.

Cette fusillade de six heures à l’intérieur du bâtiment avait fait 50 morts selon le bilan officiel, plus du double selon des sources sécuritaires.

Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays leur priorité après 20 ans de guerre, sont confrontés à une vague d’attentats sanglants menés par l’ISIS-K, une autre organisation islamiste d’origine sunnite, encore plus radicale qu’eux.

Source: AFP

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