Le système de bracelets électroniques en panne: 7600 criminels sans surveillance pendant des heures

Bracelet électronique / Photo: DR
Bracelet électronique / Photo: DR

Pendant plus de cinq heures ce lundi 25 octobre, une panne a affecté 7600 des près des 15 000 bracelets de surveillance électronique et anti-rapprochement utilisés sur le territoire français.

L’incident a duré de 16h10 à 21h50. La panne a été résolue vers 18h25, heure à partir de laquelle les bracelets se sont tous reconnectés progressivement, jusqu’à un retour à un fonctionnement normal à 21h50“, a précisé l’administration pénitentiaire.

À ce stade, aucun incident découlant de cette interruption de service n’a été signalé“, a-t-elle assuré.

Selon l’administration pénitentiaire, la panne du dispositif de Thales a concerné “environ la moitié des équipements actifs sur le territoire sur un total de 14 500 personnes placées sous surveillance électronique et 350 sous bracelets anti-rapprochement.

Les premiers sont utilisé pour des personnes condamnées à de la prison dont la peine a été aménagée, tandis que les seconds sont censés empêcher les auteurs de violences faites aux femmes de s’approcher de leurs victimes.

Thales “a immédiatement mobilisé ses équipes, en étroite collaboration avec le sous-traitant et l’administration pénitentiaire, pour identifier la cause du problème, rétablir le service au plus vite et effectuer des tests complémentaires“, a réagi un porte-parole du groupe, qui se dit “pleinement mobilisé pour éviter que cela ne se reproduise“.

Les premières analyses montrent que “l’interruption de service a été causée par une mise à jour du réseau par le sous-traitant fournissant la connectivité des bracelets électroniques“, a-t-il affirmé.

Les porteurs des bracelets ont-ils pu profiter de cette rupture de surveillance? “Les personnes placées sous surveillance n’avaient pas la possibilité de se rendre compte de l’incident en cours“, a rassuré l’administration pénitentiaire.

Toutes les alarmes qui auraient dû se déclencher pendant la panne ont en outre été stockées par le logiciel et font depuis l’objet d’une analyse.

La surveillance électronique a été introduite en droit français par la loi du 30 décembre 1996 relative à la détention provisoire, puis par la loi du 19 décembre 1997 qui introduit le placement sous surveillance électronique dans l’éventail des peines. Son but inavoué est de réduire la surpopulation carcérale.

Source: BFMTV

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