Cet ex-otage du Califat défend les djihadistes, et se plaint de recevoir: “on aurait dû te laisser crever”

L'ancien journaliste otage de l'Etat islamique Nicolas Hénin/Youtube
L'ancien journaliste otage de l'Etat islamique Nicolas Hénin/Youtube

Le JDD rapporte que 5 personnes, 3 hommes et 2 femmes seront jugés en avril pour avoir exprimé leur colère contre l’ancien journaliste Nicolas Hénin, qui avait appelé sur Twitter à la délation contre Patrick Jardin — le père d’une victime du Bataclan — qui souhaitait que soient fusillés les djihadistes à leur retour en France.

“Fusillons-les (…) comme Leclerc a fait fusiller les Français de la Waffen SS”, “tuons aussi leurs enfants d’ailleurs”, avait préconisé Patrick Jardin sur Twitter, avant de finir par bloquer son compte. Mais si l’élimination des terroristes est largement partagée au sein du peuple, ce réflexe salutaire n’a pas été du goût de cet ex-otage de l’État islamique.

En effet, Nicolas Hénin semble avoir passé suffisamment de temps avec ses geôliers pour développer une sorte de syndrome de Stockholm, qui lui a ainsi valu d’inciter à dénoncer à Twitter et à la plateforme Pharos, les propos de Patrick Jardin, qui s’opposait lucidement au retour en France de plusieurs dizaines de djihadistes de nationalité française.

“J’appelle à ce que vous vous fassiez égorger”, “c’est lui qui mérite l’exécution”, “on aurait dû te laisser crever chez Daesh”, assuraient certaines des milliers de réactions contre l’ignoble mouchard. Sur un nouveau compte, Patrick Jardin avait qualifié Nicolas Hénin de “petit journaleux délateur gauchiasse” et obtenu le soutien de plusieurs figures du RN.

Croyant que la défense des djihadistes était normale en France, le cafard s’est plaint à Twitter, mais faute de réponse du réseau social, le parquet de Paris avait classé sa plainte en 2020. Mais un recours de son avocat, Me Éric Morain, a relancé l’enquête et permis finalement la poursuite de ces 5 personnes.

Chaque nouvelle affaire est une pierre supplémentaire de l’édifice contre la haine en ligne”, a osé se féliciter Me Morain. “Vous n’aurez pas ma haine”, ne doit plus se limiter à rester le dangereux mantra d’Antoine Leiris, mais doit désormais s’imposer aux Français par la force des tribunaux, comme leur nouvelle devise obligatoire.

Source: AFP

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