L’énergie doit cesser d’être “la vache à lait de l’État”, alerte le régulateur. Que propose-t-il?

Emmanuel Macron/DR
Emmanuel Macron/DR

“Regardez les dix dernières années: sous toutes les majorités gouvernementales, l’énergie, c’est la vache à lait de l’État! Ce n’est plus possible à terme”, a alerté ce mercredi dans Le Monde, Jean-François Carenco, le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), qui plaide pour baisser les taxes sur l’énergie.

“Nous avons vécu, jusqu’en 1995, une période où il fallait investir dans des raffineries, dans des centrales nucléaires, dans des réseaux électriques, ce qui justifiait de tels niveaux de fiscalité à l’époque.”, a-t-il estimé.

“Puis, il n’y a plus eu besoin d’investir. Les gouvernements successifs ont choisi l’énergie comme assiette fiscale, ainsi les prix ont baissé, mais les taxes ont augmenté”, a dénoncé Jean-François Carenco, qui refuse toutefois de blâmer le gouvernement, estimant qu’une solution pérenne ne doit pas être prise dans l’urgence.

Face à la flambée des prix de gros sur les marchés, le gouvernement a gelé le tarif réglementé du gaz jusqu’en avril et limité la prochaine hausse de celui de l’électricité à 4% en février 2022, alors que la baisse des taxes était la solution idéale pour les Français.

Le président de la CRE alerte également que la transition énergétique imposée par l’État ne sera pas sans effet sur les tarifs de l’énergie. “Elle fera monter les prix”, avertit-il, en raison de la “montée de la consommation électrique”. “Pour l’hydrogène, pour le parc de véhicules, pour l’ensemble de l’industrie, tout cela augmentera la nécessité de production.”

Source: Le Figaro

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici