Prix du pétrole: le privé organise des opérations “à prix coûtant”, tandis que l’État nous asmate avec taxes

Image d'illustration / Photo: Pixabay
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Alors que l’État macroniste et son oppression fiscale asmate les Français avec les prix à la pompe qui avoisinent le racket, les entreprises privées s’évertuent de nous faire payer le moins cher possible. Les opérations “à prix coûtant” se multiplient et mettent en rogne Macronie qui veut nous saigner à blanc.

Michel-Édouard Leclerc vient d’annoncer une opération carburant à prix coûtant, “sans marge”, et ce jusqu’à la fin du mois. Le patron de la chaîne de supermarchés Leclerc avait déjà annoncé, il y a cinq jours, que son entreprise serait prête à rogner sur ses marges afin de proposer une solution partielle à la crise des prix des carburants que traverse la France.

La semaine dernière, Géant Casino avait également fait ce choix, en lançant dans une trentaine de stations Géant une opération carburant à prix coûtant du 14 au 17 octobre.

C’est donc au tour de Leclerc de lui emboîter le pas. “Si ça continue de monter, ça montre que la marge n’est pas chez nous” a expliqué Michel-Édouard Leclerc, en montrant que c’est l’État et ses taxes exorbitantes qui vident nos portefeuilles à chaque fois qu’on est obligé de faire le plein.

De son côté, le président de Système U, Dominique Schelcher, a rappelé que la marge des hypermarchés est déjà assez faible. “Pour un litre de gazole à 1,54 euro, notre marge est à 0,02 euros, soit quasiment à prix coûtant” expliquait-il, assurant “que le sujet n’est pas la marge des distributeurs.”

Une réponse cinglante à la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, qui avait réclamé de la part des distributeurs un “geste”.

En effet, les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres comme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, mais aussi — et surtout — en fonction des taxes, particulièrement importantes en France.

Il y a à peu près 85 centimes de taxes par litre dans le prix du gazole“, selon l’Union françaises des industries pétrolières, tandis que les marges de la grande distribution s’alignent entre 0,2 et un centime.

85 centimes pour le fisc, 0,2 pour le pompiste, et c’est à ce dernier qu’on demande de faire un effort?

Il faut se mobiliser, État et entreprises privées“, affirme le patron de Leclerc. Le privé vient de donner l’exemple, c’est désormais à l’État de faire quelque chose.

Mais l’État n’aime pas laisser dans nos poches trop d’argent et la Macronie ne veut pas qu’on ait de l’essence bon marché.

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