“Allah akbar” retentit depuis les 35 mosquées de Cologne. Pourquoi ce n’est pas anodin?

La mosque DITIB à Cologne / Photo: Wikimedia Commons
La mosque DITIB à Cologne / Photo: Wikimedia Commons

La ville cathédrale de Cologne, l’un des plus importants centres de la foi catholique en Allemagne, autorise l’appel du muezzin dans toute la ville pendant les deux prochaines années. Il ne s’agit pas d’un fait anodin.

Les 35 mosquées de Cologne pourront ainsi appeler à la prière pendant cinq minutes tous les vendredis entre 12 et 15 heures et annoncer par haut-parleurs: “Il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah!”

La tradition de l’appel du muezzin remonte aux premiers temps de l’islam: à l’époque, l’appel à la prière était chargé de rappeler aux fidèles les cinq prières quotidiennes obligatoires. Entre autres, le muezzin crie “Allahu akbar” (Allah est grand) et “Je témoigne qu’il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah” — suivi de l’appel à venir prier.

La maire de Cologne, Henriette Reker (âgée de 64 ans, sans étiquette) – connue pour avoir blâmé les femmes victimes des viols par les immigrés à Noël 2015 – a loué sur Twitter le “projet modèle” comme un “signe de respect”  envers l’islam dans une “ville cosmopolite“.

Cologne veut désormais aussi protéger les “intérêts religieux légitimes” des musulmans, a-t-elle affirmé, en mettant l’appel du muezzin sur le même plan que les cloches de la cathédrale.

Les islamologues ont accueilli ses déclarations avec beaucoup de scepticisme. Ils accusent Henriette Reker de ne pas tenir compte du vrai problème derrière le prétendu vivre-ensemble. “Il ne s’agit pas de ‘liberté religieuse’ ou de ‘diversité’, comme le prétend le maire Reker“, affirme l’expert en intégration, Ahmad Mansour. “Les personnes qui gèrent les mosquées veulent de la visibilité. Ils voient la prière publique du muezzin comme une démonstration de pouvoir sur leurs quartiers.”

Déjà, lors de la construction de la mosquée controversée de Ditib à Cologne-Ehrenfeld, inauguréE en 2018, la taille et le symbolisme du bâtiment géant ont fait l’objet de débats à l’échelle nationale. En effet, la mosquée géante, inaugurée par le président turc Erdogan, sert sa propagande et renforce l’emprise sur la diaspora turque et musulmane.

Le secrétaire général adjoint, Florian Hahn, du parti de droite CSU, a déclaré son opposition: “Nous ne voulons certainement pas de telles expériences modèles. Elles ne font pas partie de notre tradition occidentale. Les appels publics à la prière ne sont pas non plus nécessaires pour la pratique de la religion islamique.”

Le philosophe québécois Matthieu Bock-Côté explique que l’appel du muezzin à Cologne “est une conversion forcée des sociétés européennes“. “La maire se soumet à la mutation démographique et culturelle de l’Allemagne“, explique-t-il en ajoutant qu’il s’agit d’un exemple de l’inversion du devoir d’intégration.

En outre, selon les critiques, l’appel à la prière (qui est également autorisé dans d’autres villes allemandes) n’a rien d’analogique avec la sonnerie des cloches d’église. Le muezzin proclame des slogans religieux (“Alahu Akbar” – Dieu est grand), alors que les cloches n’appellent qu’à la prière.

L’appel à la prière est considéré comme un art, et certains appelants particulièrement talentueux jouissent parfois d’une grande renommée. Pour atteindre le plus grand nombre de musulmans possible, l’appel du muezzin est souvent lancé depuis le minaret d’une mosquée.

3 Commentaires

  1. Après Hitler Alla poubelle
    Les germains regretteront amèrement d’avoir autorisé toutes ces chiottes de mohamerde

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