Qui est la lanceuse d’alertes qui fragilise Facebook? On le saura ce soir

Image d'illustration / Photo: Fotolia
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L’émission 60 minutes de la chaîne de TV américaine CBS annonce un entretien exclusif avec une ancienne employée de Facebook devenue lanceuse d’alerte, dont l’identité est encore secrète, mais qui se dévoilera à l’antenne ce dimanche soir.

L’employée en question à transmis à la Security and Exchange Commission (SEC), l’équivalent américain de l’Autorité des marchés financiers, des dizaines de documents internes sur le fonctionnement de Facebook, qui pourraient faire vaciller le réseau social et son patron Mark Zuckerberg si la SEC conclut que Facebook a menti à ses actionnaires et à ses utilisateurs.

Ces documents ont également émergé dans les médias sous le nom de Facebook Files. Le Wall Street Journal a notamment publié il y a une quinzaine de jours une série d’enquêtes basée sur lesdits documents, qui ont donné lieu à des dizaines d’entretiens avec des employés ou ex-employés de Facebook.

Leurs conclusions étaient accablantes pour le réseau social. Facebook disposerait en effet d’un système de modération différent pour les personnalités publiques les plus influentes: 5,8 millions de comptes bénéficieraient d’une modération assurée exclusivement manuellement, et non par les robots qui filtrent les publications. Leurs posts seraient plus longuement examinés et seraient soumis à une interprétation uniquement humaine.

Facebook aurait également appris comment sa filiale Instagram a un impact négatif sur ses utilisateurs, notamment les plus jeunes: une enquête commandée par Facebook prouvait que 32% des jeunes filles imputaient au moins une partie de leur mal-être à Instagram, notamment parce que l’application provoque des complexes.

Les lecteurs du Wall Street Journal y ont appris que le projet Amplify, un ajustement de son algorithme lancé en 2018 pour mettre en avant des infos “plus positives” et pour que les utilisateurs voient plus leurs “vraies” connaissances que les publications des médias, a eu un effet exactement inverse: les contenus les plus “radicaux” se sont retrouvés mis en avant!

les Facebook Files révélaient aussi le manque de modération sur des contenus relatifs à des cartels de drogue, au Mexique entre autres, tels que des annonces de recherches de tueurs à gages, ou liés au trafic d’êtres humains.

En l’occurrence, ces contenus viennent de l’extérieur des États-Unis, et les modérateurs de Facebook ne passent que 12% à 13% de leur temps sur des contenus hors États-Unis alors que les utilisateurs sont à 90% en dehors des États-Unis…

Il se pourrait que les autorités disposent ce soir de suffisamment d’informations pour mettre en difficulté Facebook… et on ne s’en plaindra pas chez FL 24: le réseau social s’acharne depuis des années à limiter notre diffusion auprès de nos abonnés.

Source: France Inter

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