“Peuple de gauche, rejoins-moi!” Montebourg se ridiculise en public

Arnaud Montebourg / Photo: Wikimedia Commons.
Arnaud Montebourg / Photo: Wikimedia Commons.

Alors que les intentions de vote en sa faveur plafonnent lamentablement autour de 4%, tout comme pour sa camarade Hidalgo, Arnaud Montebourg ne semble pas avoir compris que tous ceux qui ont un lien avec le PS moribond sont désormais considérés comme des pestiférés par la plupart des Français.

L’ancien ministre a retrouvé ce samedi la petite bourgade de Frangy-en-Bresse, en Saône-et-Loire, où il avait ses habitudes dans une autre vie, celle où il avait un poids politique: c’est là qu’il avait annoncé, en 2014, sa rupture avec le gouvernement de François Hollande.

Il y était de retour hier pour défendre son improbable candidature à la présidentielle de 2022. “Je reviens avec le désir de dépasser ce que nous avons été, pour reprendre avec tous les Français le chemin du récit national dont nous avons été expulsés depuis trop longtemps”, a-t-il commencé.

Et bien que la gauche accumule déjà les candidatures Hidalgo, Mélenchon, Roussel et le futur vainqueur de la primaire EELV sans qu’aucune n’atteigne ne serait-ce que 10% d’intentions de vote dans les derniers sondages, Montebourg s’acharne.

L’ex-ministre n’a en effet rien trouvé de mieux que de lancer un message à un “peuple de gauche” bien hypothétique… “Peuple de gauche, maintenant je m’adresse à toi, l’orphelin, perdu, sans voix, lève-toi, redresse-toi, donnons-nous la main”, a-t-il lancé en dépit du bon sens à la tribune.

Peuple de gauche, rejoins-moi, unissons-nous aux Français. Ensemble, nous pouvons l’emporter”, a-t-il continué, ce qui montre au passage qu’il est tout de même capable de faire une distinction entre son “peuple de gauche” et… les Français!

“Nous allons devoir changer radicalement de méthodes et d’échelles”, a poursuivi Arnaud Montebourg, évoquant “une politique du made in France de taille XXL” et insistant sur sa métaphore footballistique en promettant une “remontada de l’industrie, de l’Éducation nationale, de l’agriculture, de l’hôpital et de tout le reste“. Et de tout le reste! Quel programme!

Il n’a pas hésité à verser dans la démagogie, annonçant une impossible  “augmentation immédiate du Smic de 10%”, ni oublié de viser l’électorat des profs, annonçant vouloir “rouvrir une négociation salariale avec les organisations syndicales“, comme si les syndicats marxistes ne passaient pas déjà leur temps à réclamer plus d’argent et moins de travail.

Il a néanmoins tenu à se distinguer de ses concurrents islamo-gauchistes en demandant à l’UE de se battre “contre la pression migratoire” et en proposant de traduire en correctionnelle les imams appelant à “désobéir à la loi”. Mais ce n’est sans doute qu’une stratégie de positionnement, et ça ne risque pas de suffire à le faire sortir de son actuel statut de “Monsieur 4%”…

Source: Le Figaro

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