L’armée américaine élimine l’artificier de l’État islamique qui a tué 180 personnes à Kaboul

L’armée américaine a publiquement identifié le membre de l’État islamique au Khorassan (ISIS-K) qu’elle a éliminé par une frappe de drone en Afghanistan le mois dernier, 48 heures après que le groupe terroriste eut perpétré un attentat suicide meurtrier à l’aéroport international de Kaboul.

Dans une déclaration jeudi, le porte-parole du Commandement central américain a révélé que Kabir Aidi, alias Mustafa, a été tué lors de la frappe par drone du 27 août dans la province de Nangarhar, dans l’est de l’Afghanistan.

Kabir Aidi a été identifié comme “un organisateur de haut niveau d’ISIS-K impliqué dans la planification d’attentats et la fabrication d’engins explosifs improvisés magnétiques“. Il était directement lié aux dirigeants d’ISIS-K qui ont coordonné l’attaque du 26 août à l’Abbey Gate de l’aéroport international de Kaboul.

L’attaque de drone qui a tué Aidi a été menée en représailles à l’attentat-suicide à la bombe perpétré à l’aéroport, qui a tué 13 membres des services américains — 11 Marines, un soldat de l’armée de terre et un infirmier de la marine — ainsi que 169 Afghans. Les terroristes ont pris pour cible une zone bondée de l’aéroport au moment de l’évacuation.

L’État islamique au Khorassan (ISIS-K ou EI-K) est une branche de l’État islamique, active en Asie centrale et en Asie du Sud. Un rapport de l’ONU estime qu’environ 10% des insurgés afghans ont prêté allégeance à l’EI. Des groupes ayant fait allégeance à l’EI ou qui s’en déclarent proches ont été signalés dans 25 des 34 provinces du pays. En 2016, l’armée américaine estime que l’EI compte entre 1000 et 3000 combattants en Afghanistan. En mai 2021, un rapport de l’ONU fait état de 2200 hommes. En août 2021, The Washington Post évalue les effectifs de l’EI entre 4000 et 5000.

Au moment de l’évacuation, l’administration Biden a suggéré que l’État islamique au Khorassan était un ennemi commun des États-Unis et des talibans, ce qui nécessitait un niveau de coopération entre les nouveaux et les anciens maîtres de l’Afghanistan.

Sources: AP/ The Washington Post

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