À peine évacués d’Afghanistan, les réfugiés afghans violent et agressent sur la base militaire

Bahrullah Noori et Mohammad Haroon Imaad / Photo: DR
Bahrullah Noori et Mohammad Haroon Imaad / Photo: DR

À peine évacués par l’armée américaine, les “réfugiés” afghans fuyant les talibans se font remarquer par la justice. Le grand jury fédéral du Wisconsin a inculpé mercredi deux réfugiés afghans, pour avoir commis des délits sexuels alors qu’ils séjournaient encore dans une base militaire après avoir été évacués.

Bahrullah Noori, âgé de 20 ans, est accusé de “tentative d’acte sexuel avec un mineur par la force” et de trois délits d’actes sexuels avec un mineur. Selon les enquêteurs, les deux victimes présumées de Noori étaient âgées de moins de 16 ans.

L’acte d’accusation précise que Bahrullah Noori a touché les organes génitaux de l’une de ses victimes à trois occasions distinctes alors qu’il se trouvait à Fort McCoy, une base de l’armée située dans le Wisconsin. L’une des agressions s’est produite dans une caserne, tandis que les deux autres ont eu lieu dans une salle de bains.

Le deuxième acte d’accusation reproche à Mohammad Haroon Imaad, âgé de 32 ans, d’avoir agressé sa femme en l’étranglant et en l’étouffant. Sa femme s’est confiée aux soldats: “Il m’a battue de nombreuses fois en Afghanistan au point que j’ai perdu la vue des deux yeux“. Son mari avait également frappé leurs enfants à de multiples occasions.

La femme d’Imaad a également affirmé que son mari l’avait violée en plus de la maltraiter verbalement et physiquement. Elle a affirmé qu’il avait menacé de “la renvoyer en Afghanistan où les talibans pourraient s’occuper d’elle” et lui a également dit “que neuf femmes avaient été tuées depuis leur arrivée à Fort McCoy et qu’elle serait la dixième“.

Bahrullah Noori est passible d’une peine minimale obligatoire de 30 ans de prison s’il est reconnu coupable de l’accusation de recours à la force et d’une peine maximale de 15 ans s’il est reconnu coupable des deux autres accusations. Mohammad Haroon Imaad risque jusqu’à 10 ans de prison s’il est reconnu coupable de l’unique chef d’accusation auquel il est confronté.

Le personnel chargé de surveiller les réfugiés à Fort McCoy avait signalé “de multiples cas de femmes mineures qui se présentaient comme ‘mariées’ à des hommes afghans adultes, ainsi que des familles polygames“.

Lors de l’évacuation chaotique de l’Afghanistan le mois dernier, l’administration Biden avait permis à des Afghans ayant un casier judiciaire ou des liens avec des groupes terroristes d’être évacués, tandis que des milliers d’autres qui avaient aidé les forces de l’Otan pendant la guerre étaient laissés à eux-mêmes en territoire hostile.

Sur les 60 000 ressortissants afghans arrivés, environ 7% sont des citoyens américains, quelque 6% ont un visa long séjour tandis que seulement 3% détiennent des visas d’immigrant spéciaux (SIV) destinés aux alliés afghans de l’armée américaine.

Cela veut dire que plus de 50 000 Afghans évacués avec les troupes américaines sont des personnes prises au hasard, parmi lesquelles des criminels et des terroristes.

Source: AP

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