En 2022, les tarifs de l’électricité vont exploser mais l’Etat y impose des taxes hallucinantes

Image d'illustration/Fotolia
Image d'illustration/Fotolia

Attention à la facture! Les prix de l’électricité ont nettement augmenté ces derniers mois en France, comme dans le reste du monde, essentiellement en raison de la reprise économique post-confinement.

Après la forte hausse des prix du gaz début septembre, les Français devront faire face à une nouvelle explosion des tarifs de l’électricité en 2022, où la hausse pourrait se chiffrer, selon des calculs de l’association UFC-Que choisir, à +10% calculé selon le tarif réglementé de vente d’électricité (TRVE).

Cette évolution tarifaire sera notamment dictée par les prix sur les marchés de gros, qui ont explosé par rapport à la période avant le confinement. Le prix du mégawattheure s’établissait ainsi en France à plus de 183 euros ce lundi 20 septembre, alors qu’il oscillait autour des 50 euros deux ans plus tôt, jour pour jour.

Un important facteur qui alourdit la facture et vide nos portefeuilles, c’est la pseudo-écologie. Même si la France produit principalement son électricité avec ses centrales nucléaires, les prix sur le marché de l’électricité suivent ceux des matières premières (gaz et charbon), en forte hausse, et sont aussi influencés par la hausse des prix des quotas d’émission du CO2.

Le deuxième facteur, c’est le fiscalisme français. L’association de défense des consommateurs l’UFC-Que Choisir pointe l’influence des taxes sur le prix de l’électricité. En effet, “le tiers de la facture d’électricité est constitué de taxes et contributions“, note l’association.

En clair, même si les l’augmentation des prix est un effet prévisible dû aux lois de l’offre et de la demande, au moment où l’économie longtemps étouffée par le confinement, c’est l’Etat qui profite pour taxer au passage les particuliers et les professionnels et qui est responsable des tarifs exorbitants.

L’association UFC-Que Choisir appelle donc à mettre fin à l’assujettissement des taxes et contributions pesant sur l’énergie à la TVA, pour rendre “davantage de pouvoir d’achat aux consommateurs“.

Car en France, comme dans un pays soviétique, c’est une certaine Commission de régulation de l’énergie française qui fixe les prix.

Créée le 24 mars 2000, elle est officiellement “chargée de veiller au bon fonctionnement du marché de l’énergie et d’arbitrer les différends entre les utilisateurs et les divers exploitants“. Sa compétence de régulateur s’étend aux marchés du gaz et de l’électricité.

Elle est composée de cinq membres: un président et quatre commissaires, mais elle emploie aussi de nombreux ingénieurs, analystes et autres fonctionnaires rémunérés entre 43 000 et 80 000 euros par an.

Elle est présidée par Jean-François Carenco, ancien préfet de la région Île-de-France et de Paris de 2015 à 2017, et par le passé conseiller spécial et directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo. Il gagne à ce poste 198 263 euros par an, ce qui fait un salaire mensuel de 16 521 euros.

Source: AFP/ UFC-Que Choisir

1 COMMENTAIRE

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici