Huit ans de prison requis au procès d’un réseau mafieux de passeurs de “migrants”

Image d'illustration/DR
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21 personnes soupçonnées d’avoir participé à un vaste réseau de passeurs de “migrants” sont actuellement jugés lors d’un grand procès au tribunal de Lille, dans le Nord. Les peines requises sont à la hauteur de l’ampleur du traffic.

Les 21 participants sont accusés d’avoir organisé le transport illégal de migrants en camion  entre la France et l’Angleterre entre 2016 et 2019. En tout, ce sont 24 personnes qui doivent être jugées, mais trois d’entre elles le seront ultérieurement.

En août 2018, un chauffeur de poids lourd roumain avait été arrêté sur le port de Calais après la découverte de trois migrants kurdes dissimulés dans la cabine de pilotage, dans des coffres, sous sa couchette.

Les enquêteurs ont exploité les informations recueillies sur les lignes téléphoniques et ont pu ainsi remonter vers plusieurs ressortissants roumains et des numéros britanniques localisés dans les environs de Grande-Synthe dans le Nord, jusqu’aux commanditaires présumés du réseau de passeurs

Il s’agirait de Silviu-Ciprian B., domicilié en Roumanie, qui ne sera jugé qu’en novembre prochain, ainsi que d’Hojjat N., domicilié en Grande-Bretagne, qui comparaît depuis lundi devant la juridiction interrégionale spécialisée de Lille.

Selon la procureure, Candice Diallo, Hojjat N. est une personne “complètement insérée” qui a agi “uniquement par appât du gain” en participant à “un trafic de migrants en faisant fi des conditions indignes dans lesquelles étaient transportées ces personnes”.

Elle a requis à son encontre huit ans de prison, 100 000 euros d’amende et l’interdiction définitive du territoire français pour “aide à l’entrée et au séjour en bande organisée” et “blanchiment d’argent en bande organisée”.

À l’encontre des vingt autres prévenus, organisateurs présumés du réseau, responsables d’entreprises de transport, chauffeurs ou encore convoyeurs, des peines de deux à huit ans de prison ferme et des amendes de 10 000 à 100 000 euros ont été requises.

Ce ne sont pour l’instant que des réquisitions, mais on peut espérer que notre justice montrera enfin un peu de fermeté face à des étrangers qui n’hésitent pas à contribuer à la submersion migratoire dans des pays qui ne sont en outre pas les leurs.

Source: Le Figaro

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