Sur Facebook, on est tous égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres

Mark Zuckerberg / Photo: Wikimedia Commons
Mark Zuckerberg / Photo: Wikimedia Commons

Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, déclare souvent publiquement que ses plus de trois milliards d’utilisateurs sont soumis aux mêmes règles. Cependant, selon des documents révélés par le Wall Street Journal ce lundi 13 septembre, ce n’est pas le cas. Il y a une petite élite avec des passe-droit.

Sur Facebook, il y a des égaux et des plus égaux. Ces derniers constituent donc un petit club select de près de six millions d’internautes. Le géant américain des réseaux sociaux a construit un système qui exempte les utilisateurs VIP (artistes, célébrités, journalistes, politiciens, etc.) de la totalité ou d’une partie de ses règles.

Le programme en question est Xcheck. Certains comptes, comme ceux de la star du football Neymar, de la sénatrice américaine gauchiste Elizabeth Warren et de Mark Zuckerberg lui-même, ne sont pas soumis aux règles imposées à l’ensemble de la “communauté”.

Le programme protège le contenu publié par les utilisateurs VIP du bâton impitoyable de modération. Ils sont autorisés à en faire plus et à dire plus que le commun des mortels.

Selon le Wall Street Journal, “certains utilisateurs sont inscrits sur une liste blanche” et peuvent publier du contenu qui enfreint certaines règles, ce qu’un utilisateur ordinaire ne peut se permettre de faire.

Le Wall Street Journal estime qu’en 2020, le nombre d’utilisateurs couverts par le programme XCheck était de 5,8 millions. Le document interne de Facebook consulté par le journalistes exprime à un haut degré de cynisme quant à la prétendue égalité des utilisateurs.

Officiellement, le programme XCheck est censé protéger des personnalités publiques contre le harcèlement et les insultes, mais en réalité, il les a exemptés de la réglementation de Facebook.

C’est pourquoi, à titre d’exemple, le footballeur Neymar a pu poster sur son compte, en 2019, des photos d’une femme nue qui l’accusait de viol, en guise de défense.

Le journal indique que les utilisateurs VIP ne savent généralement pas qu’ils bénéficient d’un traitement spécial. Suite à ces révélations, Facebook a affirmé travailler à la “correction” du programme.

Source: The Wall Street Journal

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici