Parmi les clandestins non-européens qui doivent être expulsés, combien restent dans l’UE?

A l'assaut de l'Europe Photo: Twitter
A l'assaut de l'Europe Photo: Twitter

Sur les cinq cent mille clandestins de pays tiers qui reçoivent chaque année l’ordre de quitter l’UE, parce qu’ils y sont entrés ou y séjournent clandestinement, seul un tiers repart dans leur pays d’origine ou de transit (qu’il soit payé avec votre argent pour partir, ou expulsé par la force).

Pour ce qui est des ressortissants des pays situés en dehors de l’Europe, plus de 80% des clandestins se maintiennent en Europe. “Le système de retour de l’UE pâtit d’un manque d’efficacité tel qu’il produit l’effet inverse de celui escompté: il encourage plus qu’il ne décourage la migration irrégulière”, rappelle Leo Brincat, auteur d’un rapport pour l’UE.

“Les migrants savent bien que les retours ne sont pas effectifs, donc cela peut effectivement les encourager à venir”, confirme ce membre de la Cour des comptes européenne, qui prône une politique de “carotte et bâton”, avec les pays concernés pour plus d’efficacité.

“Parmi les nombreux outils dont dispose l’UE, un seul a donné des résultats tangibles: sa politique de visas, dont les dispositions révisées peuvent contribuer à encourager les pays tiers à coopérer”.

Lucide, Leo Brincat souligne que cela reste insuffisant dans le cas d’une guerre migratoire comme celle que mène actuellement la Biélorussie contre l’Europe: “Si la volonté politique manque, ou si le pays tiers décide d’instrumentaliser la migration, un accord de réadmission est de peu d’utilité”.

Il assure le besoin de l’UE de parler “d’une seule voix” sur cette question, et juge “inquiétant” que les pays membres n’aient pas réussi, six ans après l’invasion migratoire de 2015, à se mettre d’accord sur l’indispensable réforme du système d’asile.

Source: AFP

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici