Salles de sport: une vague de résiliations d’abonnements des “anti-passe”

Salle de sport/Photo: DR

Au même titre que les autres établissements culturels et de loisirs, les salles de sport ont ont l’obligation de contrôler les passes sanitaires de leurs clients depuis le 21 juillet. Et ça ne se passe pas bien…

L’application de la mesure est en effet bien contraignante pour les professionnels: ils voient se profiler une vague de résiliations d’abonnement et demandent plus de temps pour se préparer.

Certains usagers des salles de sport françaises ont exprimé leur mécontentement dès mercredi, le premier jour d’application du passe, sur les réseaux sociaux mais aussi directement auprès des lieux se pliant aux annonces du gouvernement.

Les salles de fitness ont dû faire face à de nombreuses questions sur l’application concrète des mesures, la mise en place opérationnelle et technique est compliquée pour les équipes en “sous-effectif” après le confinement, et certains salariés se refusent à contrôler le très contesté “sésame“.

Le directeur du cabinet du ministre des Sports a apporté des réponses partielles: les contrôles d’identité devraient être effectués de manière aléatoire par des agents assermentés et non par les exploitants.

Le passe sanitaire n’est en outre obligatoire que si la capacité de la salle est supérieure à 50 personnes, sans possibilité pour l’exploitant de décider lui-même de l’instauration d’une jauge pour contourner l’obligation.

Certains clients ont donc choisi de suspendre leur abonnement jusqu’à septembre, comme le proposent plusieurs chaînes de salles de sport, mais l’impact à long terme reste “difficile à mesurer”.

On essaie de satisfaire tout le monde” explique le responsable d’une salle de sport du IXème arrondissement de Paris, qui déplore une “déferlante de demandes de résiliation sur la journée du 21 juillet, avec parfois beaucoup d’agressivité”. “On nous traite de collabos“, confie-t-il.

Les syndicats ont observé un effet immédiat de la mesure gouvernementale au niveau national. Virgile Caillet, délégué général de l’Union Sport & Cycle,  représenté dans 1 500 salles de fitness, a évoqué des “remontées d’incidents dès le matin même”. et constaté “une agressivité extrêmement forte de la part d’une minorité hurlante” dans une journée de “grande confusion”.

Jusqu’à des cas extrêmes. Thierry Doll, président du syndicat Active FNEALP cite ainsi un club de fitness d’un territoire rural de l’Est : “Avant la crise sanitaire, la salle comptait 700 adhérents, à la réouverture en juin ce chiffre était déjà tombé à 120 et depuis l’instauration du passe sanitaire, la salle a encore déploré 12 résiliations sur la première journée”.

Un exemple parmi tant d’autres: celui de Lilia, adhérente d’une salle de sport lyonnaise qui ne souhaite pas se faire vacciner. Interrogée par Le Figaro, elle juge le passe sanitaire “aberrant”. Le responsable de son club a mis en place une jauge de 49 personnes pour le moment, tout en indiquant qu’il commencerait à contrôler le passe, même en dessous de 49 personnes d’ici au 31 juillet au plus tard.

Elle reconnaît que ce n’est “pas la faute des salles”, mais compte résilier son abonnement ou le suspendre si la situation ne s’améliore pas. Avec l’espoir que “tout puisse changer avec les manifestations anti-passe“, et nombre d’internautes semblent partager son avis…

Source: Le Figaro

 

2 Commentaires

  1. je ne félicite pas fitness park impossible d’avoir un responsable .j’arrête mes prélèvements
    mais ils s’en foutent ils percoivent 80/100 de leur chiffre d’affaires
    etre payé 80/100 sans rien foutre ,s’en entretenir leur matos …elle est pas belle la vie

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