Jeff Bezos soutient officiellement la hausse d’impôts, mais Amazon fait de l’évasion fiscale XXL

Image d'illustration / Photo: Pixabay
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L’hypocrisie, le big business et la politique… Alors même que le patron d’Amazon, Jeff Bezos, soutenait publiquement le projet de Biden d’augmenter l’impôt sur les sociétés, le géant du commerce électronique a discrètement fait du lobbying auprès des députés pour garder une niche fiscale qui pourrait faire économiser à Amazon des centaines de millions de dollars par an.

En avril, Bezos a publié une déclaration indiquant qu’Amazon soutiendrait “une augmentation du taux d’imposition des sociétés” pour aider à financer le grand plan socialiste post-Covid de 1700 milliards de dollars proposé par Biden.

Par son adhésion au plan de Biden, Jeff Bezos s’est démarqué d’un bon nombre de ses pairs, opposés le plus souvent avec véhémence à de telles hausses d’impôts.

Mais, en coulisses, Amazon a continué à travailler pour s’assurer qu’en fin de compte sa facture fiscale n’augmenterait pas, selon le journal américain d’extrême gauche, Politico.

Le mois dernier, Amazon a engagé un lobbyiste fiscal chevronné, Joshua Odintz, ancien collaborateur du Congrès à majorité démocrate et ancien de l’administration Obama, pour faire du lobbying auprès des députés. Le but était de conserver le passage du code des impôts ouvrant le droit à la déduction fiscale pour la recherche et le développement.

En parallèle, un large groupe d’entreprises bénéficiant de la déduction, connu sous le nom de “R&D Coalition” a engagé dans le même but un certain nombre de lobbyistes fiscaux chevronnés de chez Pricewaterhouse Coopers.

Amazon fait partie du comité de direction de la R&D Coalition, aux côtés de géants tels que Boeing, Bosch, Ford, Intel, Raytheon ou encore l’inévitable Microsoft. Une force de feu de dingue.

Comme en France, la déduction et le crédit d’impôt dans ce domaine, créés en 1981, sont destinés à encourager les investissements des entreprises dans la recherche et le développement.

Selon Politico, spécialisé pourtant dans la diffusion des fake news, il est difficile de déterminer dans quelle mesure Amazon a bénéficié du crédit d’impôt pour la recherche et le développement, mais le géant du commerce électronique a indiqué que les crédits d’impôt qui l’ont aidé à réduire sa facture fiscale américaine “étaient principalement liés au crédit fédéral américain pour la recherche et le développement“.

Mais ce n’est pas tout. La société bénéficie également d’autres avantages fiscaux, notamment des règles qui lui permettent de déduire le coût des actions qu’elle donne à ses employés dans le cadre de leur rémunération.

Selon les experts, Amazon bénéficie probablement “de centaines de millions de dollars par an en crédits d’impôt pour la recherche et le développement“.

Sources: Politico/ NY Post/ Bloomberg

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