A Birmingham, un enseignant musulman a agressé sexuellement des enfants alors qu’il leur apprenait à prier

Mohammed Noor / Photo: DR
Mohammed Noor / Photo: DR

Un professeur d’études islamiques a agressé sexuellement au moins deux filles et un garçon à Birmingham, en Angleterre, tout en leur apprenant à prier.

Mohammed Noor, âgé de 37 ans, était censé enseigner à ses jeunes disciple comment prier chez eux, mais il a pratiqué des attouchements sexuels et a également frappé les victimes avec des objets de fortune.

Le professeur d’études islamiques, qui avait déjà été reconnu coupable de huit accusations d’agression sexuelle, à la suite d’un procès à la Cour d’assises de Birmingham, a été condamné à neuf ans de prison. Il a également été inscrit au registre des délinquants sexuels à vie.

Les infractions ont eu lieu entre 2011 et 2017 et ont impliqué trois victimes, deux femmes et un homme, dont un frère et une sœur.

Le parquet a déclaré que “Noor est un professeur d’études islamiques et dans de cadre d’enseignement des victimes, il a touché les deux victimes féminines sur les seins et par-dessus leurs vêtements alors qu’il leur apprenait à prier.”

L’une des caractéristiques de cette affaire est que les enfants ont été frappés avec des instruments que Mohammed Noor avait fabriqués et ils ont décrit avoir été frappés sur leur corps“, a ajouté le parquet, tandis que la victime masculine, le frère de l’une des filles victimes, l’accusé l’avait touché de manière intime et lui avait donné des claques sur ses fesses nues.

Vous vous êtes armé et avez utilisé des armes pour battre les enfants“, a fait remarquer le juge, affirmant que le fait “que les abus aient eu lieu chez eux ou chez des proches” constitue une circonstance aggravante.

Le tribunal a condamné Mohammed Noor à neuf ans de prison pour huit chefs d’accusation d’agression sexuelle. Il est cependant extrêmement improbable qu’il passe tout ce temps derrière les barreaux, car en Grande-Bretagne, les criminels condamnés à des peines autres que la “vraie perpétuité” sont généralement libérés conditionnellement à mi-chemin ou, plus rarement, aux deux tiers de leur peine, souvent automatiquement.

L’une des victimes a affirmé : “Jamais de ma vie je ne me suis sentie aussi vulnérable. Je n’avais aucune idée que ce qui se passait était mal. J’ai l’impression d’avoir été ciblée pour son propre plaisir. Pendant des années après l’agression, j’ai vécu des montagnes russes émotionnelles.”

“J’étais dans mon propre environnement familial, un endroit où j’aurais dû me sentir en sécurité et protégée. Cela a duré des années et cela me revenait sans cesse. C’était extrêmement douloureux de faire remonter tous ces souvenirs.”

“Je me sentais impuissant, comme un poisson pris dans un filet. Bien que je n’aie pas été blessée physiquement, cette épreuve m’a marquée à vie.”

Les crimes sexuels contre les enfants ne sont généralement pas évoqués au sein de ma communauté [musulmane – NDLR] et personne ne comprend vraiment l’impact que peut avoir sur une personne un homme jouissant d’une telle autorité et d’un si grand respect.

Le juge a déclaré que les victimes avaient été confrontés à une “conspiration du silence” lorsque les plaintes déposés dès 2017 n’ont jamais abouti. L’une des victimes avait appelé la police en 2017 mais, bien que Noor soit bien connu dans la région, les forces de l’ordre “n’avaient pas réussi à le localiser” malgré des enquêtes approfondies.

Il a pourtant suffit, plus tard, que la police ait publié un communiqué de presse que Mohammed Noor s’est présente au commissariat.

Les crimes de ce genre dans la communauté musulmane sont souvent occulté par la police britannique par crainte d’accusations de racisme.

Source: BirminghamLive/ Birmingham Mail

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