Le festival mondial de la repentance antiraciste continue. La Nouvelle-Zélande prête à l’autoflagellation

William Sio. Jacinda Ardern / Photo: DR
William Sio. Jacinda Ardern / Photo: DR

Le ministre néozélandais des peuples du Pacifique, William Sio, et le Premier ministre Jacinda Ardern ont annoncé lundi que le gouvernement allait présenter des excuses officielles pour les prétendus “Dawn Raids”, une vague de déportation de travailleurs immigrés illégaux dans les années 1970.

Aujourd’hui, la tendance à l’autoflagellation est omniprésente dans les pays occidentaux. On s’excuse et on demande pardon pour à peu près tout et n’importe quoi: pour l’esclavage, pour la colonisation, pour les guerres gagnées, pour toutes sortes de raisons, le plus souvent inventées de toutes pièces.

La Nouvelle-Zélande, gouvernée par le Premier ministre politiquement correct Jacinda Ardern, s’est inventé une cause bien particulière pour se mettre à genoux: l’expulsion des immigrés illégaux, comme si c’était quelque chose de répréhensible.

Les habitants des îles du Pacifique estiment avoir été victimes, au milieu des années 1970, de raids policiers ciblés, une sorte de contrôle au faciès poussé, menés à leurs domiciles par les autorités dans le but de trouver, condamner et expulser les personnes en situation irrégulière. Ces raids avaient souvent lieu très tôt le matin ou tard le soir.

Nous avons senti, en tant que communauté, que nous étions invités à venir en Nouvelle-Zélande. Nous avons répondu à l’appel pour combler les besoins en main-d’œuvre, de la même manière que nous avons répondu à l’appel pour la guerre en 1914“, brode aujourd’hui le ministre des peuples du Pacifique, William Sio, pour s’inventer un martyre en peluche.

En décrypté, les habitants des îles du Pacifique ont profité de la conjoncture économique des Trente Glorieuses pour venir travailler en Nouvelle-Zélande, en gagnant très bien leur vie, mais lorsque ces travailleurs n’ont plus été  nécessaires, le gouvernement a décidé de les remercier.

Visiblement, le ministre, lui même issu de cette communauté, estime que le fait de pouvoir travailler dans un pays donne tous les droits, supérieurs aux droits des citoyens de souche.

Et lorsque le Premier ministre Jacinda Ardern tente d’énumérer les “injustices” de l’époque, elle cite l’obligation pratique “pour les personnes qui ne ressemblaient pas aux Néo-Zélandais blancs” de… porter une pièce d’identité pour prouver qu’elles n’étaient pas en situation irrégulière. Non mais, quelle discrimination!

Non seulement ils étaient ciblés, mais ils l’étaient au moyen d’une procédure et d’une pratique déshumanisantes, qui terrorisaient vraiment les gens chez eux“, a-t-elle déclaré. Il est assez étrange de penser que le fait d’appliquer la loi puisse créer “des blessures profondes” chez les délinquants.

Les excuses officielles seront présentées lors d’un événement commémoratif le 26 juin à Auckland. C’est la troisième fois que le gouvernement présente des excuses collectives. Les excuses ont déjà été présentées aux Chinois à cause de l’imposition d’une taxe d’entrée aux immigrants chinois dans les années 1880 (si, si, ce n’est pas une blague).

La fois précédente, la Nouvelle-Zélande s’est excusée d’avoir introduit la grippe mortelle aux îles Samoa en 1918. Il va de soi que demander les excuses de la Chine pour le virus de Wuhan serait considéré comme raciste.

Source: AP

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