La présidentielle en Iran, ça se joue aujourd’hui: un islamiste dur ou très dur?

Ebrahim Raïssi / Photo: Wikimedia Commons
Ebrahim Raïssi / Photo: Wikimedia Commons

Près de 60 millions d’électeurs admissibles en Iran décideront du sort des quatre candidats en lice pour succéder au Président Hassan Rouhani. Le chef du pouvoir judiciaire, Ebrahim Raïssi, islamiste de le ligne dure, est largement considéré comme le favori.

Le Conseil des gardiens, organe constitutionnel de contrôle de 12 membres placé sous l’autorité du Guide suprême Ali Hosseini Khamenei, a exclu des centaines de candidats, dont des réformateurs et des partisans de Rouhani.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7h, heure locale, et fermeront à minuit mais peuvent être prolongés de deux heures. Les résultats sont attendus samedi à la mi-journée.

Après avoir voté dans la capitale, Téhéran, l’ayatollah Khamenei a exhorté les Iraniens à faire de même en déclarant: “chaque voix compte, venez voter et choisissez votre Président“. Un discours étrangement similaire à celui des hommes politiques dans les démocraties occidentales.

Les sondages d’opinion et les analystes liés à l’État placent le partisan de la ligne dure, Ebrahim Raïssi, 60 ans, comme le favori incontesté. D’après les sondages, il jouit d’une popularité de 60 à 75%.

Coiffé d’un turban noir qui l’identifie dans la tradition chiite comme un descendant direct du prophète Mahomet, Ebrahim Raïssi a voté depuis une mosquée du sud de Téhéran, saluant les personnes rassemblées pour voter.

Une victoire de Raïssi confirmerait la disparition des politiciens pragmatiques de la vie politique iranienne.

Un regard sur certains des chiffres qui expliquent la prochaine élection présidentielle en Iran:

  • Plus de 59 millions d’électeurs en Iran, un pays qui compte plus de 80 millions d’habitants.
  • Sept candidats à la présidence ont été approuvés par le Conseil des gardiens de l’Iran sur les 592 inscrits, et trois se sont désistés par la suite.
  • Aucune femme, sur les 40 inscrites, n’a été approuvée pour se présenter à la présidence.
  • Mandat de quatre ans pour un président iranien élu.
  • Un président iranien ne peut effectuer plus de deux mandats consécutifs.
  • Le taux de participation devrait atteindre 42%, un niveau historiquement bas.
  • 73% de participation lors de la dernière élection présidentielle en Iran, en 2017.
  • Plus de 50%, c’est le pourcentage de voix qu’un favori doit rassembler pour éviter un second tour. Il n’y a eu qu’un seul second tour, en 2005, depuis la révolution islamique de 1979.
  • Six sièges seront pourvus par les électeurs pour l’Assemblée des experts d’Iran, qui nomme le dirigeant suprême du pays.
  • Six sièges seront pourvus par les électeurs pour le parlement iranien.
  • Près de 200 000 sièges au sein des conseils municipaux et locaux du pays seront également pourvus par les électeurs.
  • Source: Al-Jazeera

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