A Meaux, deux policiers blessés, tabassés lors d’une intervention dans un camp de “gens du voyage”

Caravanes voyageurs/DR
Caravanes voyageurs/DR

Samedi dernier, à la suite de coups de feu tirés en l’air, des policiers de Meaux sont intervenus dans un camp de gens du voyage situé sur la commune. Les policiers ont été insultés et tabassés et deux d’entre eux ont été blessés. Des renforts ont du intervenir. Trois suspects ont été interpellés.

Samedi 12 juin, vers 21h, le commissariat de police de Meaux, en Seine-et-Marne, a reçu des appels de riverains du chemin des Carrières, inquiets à cause de coups de feu entendus dans le camp voisin de “gens du voyage” sédentarisés .

Aussitôt, deux patrouilles ont été envoyées sur zone et, à leur arrivée dans le camp, ont découvert un homme, un fusil à la main, qui venait a priori de tirer plusieurs coups de feu en l’air. A la vue des “kistés” (policier en manouche), l’individu s’est réfugié dans sa “camping” (caravane).

Il en est ressorti un instant plus tard sans arme et a fait face aux fonctionnaires qui voulaient le contrôler. Une violente bagarre a alors éclatée et les policiers ont été insultés (probablement à base d’invitations à “manger leurs morts“) et tabassés par le suspect et deux autres hommes de la communauté.

Finalement les agents ont réussi à s’extirper de ce mauvais pas, en emmenant avec eux l’auteur des coups de feu, mais deux d’entre eux ont été notablement blessés et se sont vus attribuer 5 et 6 jours d’ITT par les services médico-judiciaires.

Le suspect a été placé en garde à vue au commissariat de Meaux tandis qu’une opération de police impliquant la compagnie départementale d’intervention (CDI 77) était organisée à la hâte pour investir le camp de “gens du voyage.

Vers 22h, de nombreux effectifs ont investi les lieux et les deux complices de l’homme en en garde à vue ont pu être interpellé, dans le calme selon une source policière. Le fusil du mise en cause a été retrouvé. On ne sait pas si l’arme était détenue légalement.

Les trois suspects, dont on sait qu’ils sont âgés de 34 à 47 ans mais dont on ignore les éventuels (ou plutôt probables) antécédents judiciaires, ont été auditionnés en garde à vue. Ces trois individus devraient être poursuivis par le parquet de Meaux pour, notamment, rébellion et violences sur agents dépositaires de l’autorité publique.

Source: Le Parisien/ La République de Seine-et-Marne

 

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