Exclusif: le gifleur de Macron est-il d’extrême droite, oui ou non?

Casque_médiéval
Casque anti-gifles.

Pour les macroniens, les gauchistes et les bobos, l’affaire est réglée avant même d’avoir été jugée: l’homme qui a giflé Emmanuel Macron dans la Drôme est d’extrême droite, forcément. Un fasciste, voire un nazi.

Mais est-ce bien certain? FL24 analyse pour vous les informations disponibles.

Première certitude: la police déclare avoir trouvé au domicile d’un de ses amis “un exemplaire de Mein Kampf et des armes”. Cela fait grand bruit. D’accord, mais quelles armes? Interdites ou autorisées par la loi? Blanches, ou à feu? De chasse, ou de guerre? De collection, ou opérationnelles? Mystère. Quant au livre d’Hitler, le lire n’est pas un crime, ni un délit, ni même une preuve de sympathie pour le nazisme. Tous les férus d’Histoire, tous les journalistes et tous les intellectuels gauchistes l’ont parcouru au moins une fois, ce qui n’en fait pas des SS. De plus, le nazisme est une idéologie collectiviste, hyper-étatiste, de gauche: il ne s’appelle pas national-socialisme pour rien. Donc, Mein Kampf est à ranger sur la même étagère que Le Capital de Marx.

Plus intéressant: le gifleur était abonné, sur Facebook, à des pages objectivement situées à la droite de la droite, soit nationalistes, soit royalistes, soit provocatrices. Mais, ici encore, il n’y a ni délit, ni crime. Que l’intéressé se passionne pour la politique, et qu’il ait des sympathies pour les courants patriotes les plus affirmés, ou les plus agités, voilà qui est plus que probable. Il n’est pas forcément un adorateur de Mussolini et d’Himmler pour autant.

Que dit Le Figaro? “Adepte des disciplines de combat japonaises, en particulier du Kendo, cet amateur affiche une passion pour les arts martiaux historiques européens dans le but de reconstituer des combats médiévaux. Sur les réseaux sociaux, Damien T. s’affiche adossé à un mur de pierres, la tête recouverte d’une coiffe du Moyen Âge, une épée style Excalibur posée sur une meule de paille. Au moment de passer à l’action, il a scandé: “Montjoie! Saint-Denis! À bas la Macronie!”, reprenant le cri de guerre des Capétiens pour le Royaume de France au XIIe siècle.”

On commence alors à y voir un peu plus clair. Le gifleur semble appartenir à cette frange de la population, toujours plus nombreuse de nos jours, de Français qui souffrent profondément de voir l’héritage français saccagé en permanence par le gauchisme, le macronisme et les bobos. Ce qui les mène à se rabattre, par goût culturel et par esprit de revanche, sur le traditionalisme pur et dur. Mêlant le royalisme nostalgique, le catholicisme anti-Pape-François, les joutes imaginaires en armures en carton dans des ruines de châteaux, ce sont des fans du revival, des geeks à l’envers, anti-modernes, bien plus que des militants extrémistes préparant des coups d’État.

Bref, pour comprendre le profil de l’individu, il faut s’entendre sur le terme “extrême droite”. Si l’on s’en tient aux éléments disponibles à ce jour, Damien T. n’est ni un terroriste, ni un néo-nazi: il ne rêve sans doute pas de trains de marchandises roulant dans la brume, ni de chambres à gaz. Ses fantasmes paraissent plutôt faits de nobles chevaliers, de duels à l’épée, de prêtres en soutanes, de fleurs de lys et de princesses. C’est bête? Peut-être, mais ce n’est pas grave. Tous les lecteurs d’heroïc fantasy sont dans le même cas.

Et politiquement, alors? Si l’on considère que quiconque est opposé à la destruction de la civilisation pluri-millénaire française est un fasciste, alors, Damien T. est un fasciste. Mais alors, dans ce cas, Éric Zemmour, Gilles-Willam Goldnadel, David Lisnard, François-Xavier Bellamy, Marine Le Pen, Laurent Obertone, Papacito, sont tous des fascistes. Et nous savons bien que c’est là un mensonge inventé de toutes pièces par la gauche.

En revanche, si nous vivons toujours en démocratie et en République, si l’on a le droit de penser ce que l’on veut, si l’on a le droit de préférer les chevaliers aux black blocs, les châteaux légendaires aux squats, Jeanne d’Arc à Greta Thunberg et les héros de Marignan aux manifestant de la CGT, alors Damien T. est simplement un français humilié par la Macronie et qui a des lubies, au point de se retrouver en garde à vue.

Et la gifle? Ah, quelle histoire, cette gifle! Si Macron l’avait rendue, il se serait comporté comme un homme. Il préfère passer pour une victime de “la bête immonde”.

Dans l’attente d’informations supplémentaires, et conformément à la loi française, nous accordons donc à Damien T. le bénéfice du doute.

Sources citations: AFP, Le Figaro

 

Savez-vous quel est le mot le plus dangereux au monde?

2 Commentaires

  1. 1) L’analyse des images de la séquence montre que Macron ne « tend » pas la main, mais fidèle à ses habitudes tactiles « fraternalistes », saisit le bras de son interlocuteur. Lequel répond par la gifle que l’on sait
    2) Cette gifle est plutôt un soufflet, lequel demande réparation, à l’ancienne …

  2. C’est peut être la première fois qu’il s’en prend une, donc vexé le Manu !
    Bien que je ne soit pas adepte de la gifle, Il faut bien avouer que quelque fois ça démange un peut !
    En même temps, tout nos politiques s’infligeraient une bonne rasades de baffes le matin, ça les feraient redescendre de leurs petit nuage.

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