“Lutte contre la haine”: la grande arnaque de la gauche

Sasha Johnson / Photo: DR
Sasha Johnson / Photo: DR

“Propos haineux”, “discours de haine”, “incitation à la haine”: la gauche n’a plus que ces expressions à la bouche. Elle les sert comme des revolvers chaque fois que la droite dit quelque chose qui déplaît à tel ou tel bobo, trotskiste, gréviste, immigré, transsexuel ou mime subventionné.

La gauche a donc réussi à faire croire que la “lutte contre la haine” était la priorité des priorités, car celui lui permet… de censurer la droite. Comme tout ce que dit la droite indigne la gauche, les censeurs peuvent s’en donner à cœur joie.

Une situation que décrit l’excellent Crisis Magazine, média online américain.

“L’idée que chaque être humain a une dignité inaliénable, y compris les enfants à naître, est un blasphème pour les idéologues pro-choix. Dire que “les vies blanches comptent” est un affront pour le mouvement BlackLivesMatter. Affirmer l’évidence génétique qu’une personne transgenre reste un homme biologique est considéré comme une forme de sectarisme. Le sénateur républicain du Texas Ted Cruz rapporte qu’il a été fortement conseillé à l’université de Yale de ne pas admettre les étudiants qui croient au mariage traditionnel.”

Et tout cela au nom de quoi? Au nom du “combat contre la haine”. Autrement dit, de nos jours, si vous ne vous situez pas clairement à gauche, vous êtes forcément un SS, et toutes vos opinions sont des crimes. On peut donc tout à fait vous couper la langue, ou tout du moins vos comptes Facebook et Twitter, pour commencer. Donald Trump en sait quelque chose. FL24 aussi.

Crisis Magazine contre-attaque avec bon sens et avec force. “La préoccupation actuelle des politiciens d’adopter des lois contre les discours de haine est malavisée. Il y a deux raisons fondamentales à l’existence du discours de haine. L’une est liée à notre nature déchue. L’autre est le résultat de la séduction culturelle. Il est utopique à l’extrême de penser que nous pouvons créer un monde dans lequel la haine n’existe pas. Comme l’a dit Arthur Schopenhauer, “la haine vient du cœur, le mépris de la tête, et aucun de ces sentiments n’est tout à fait sous notre contrôle”. La haine peut être contrôlée par la vertu, mais elle ne peut être complètement éradiquée du cœur humain.”

Et Crisis Magazine en arrive alors à une impressionnante conclusion. “Plus les politiciens légifèrent contre les discours de haine, plus ces discours fleuriront. Divers idéologues attendent et espèrent que d’autres lois seront adoptées contre les discours haineux, car ils sont prêts à accuser n’importe lequel de leurs détracteurs de discours haineux, quelle que soit la légitimité de leurs critiques. Paradoxalement, légiférer contre les discours de haine leur permettra de s’épanouir.”

Non, la gauche et la droite, ce n’est pas pareil. Jamais la droite ne cherche à faire taire la gauche absolument et définitivement. Jamais elle ne tente de criminaliser les opinions de gauche au nom de la “lutte contre la haine”. Jamais elle n’envoie devant les tribunaux des intellectuels, sous le seul prétexte qu’ils ne sont pas d’accord avec elle. De Gaulle a laissé Sartre dire et faire tout ce qu’il voulait. Macron veut la peau de Zemmour. Toute la différence est là.

Alors, de quel côté trouve-t-on le plus de haine?

Source: Crisis Magazine

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