Véritable “auberge de passeurs”, elle logeait des clandestins dans des “conditions défavorables”

Des clandestins à Menton/DR
Des clandestins à Menton/DR

“Le plus souvent, il n’y avait que cinq locataires” tente de se justifier devant le tribunal correctionnel de Draguignan, la propriétaire d’un pavillon gassinois qui hébergeait des clandestins dans des “conditions défavorables” a estimé l’Agence régionale de la santé. Tous, à l’exception d’un seul, payaient en liquide.

La propriétaire et sa mère vivent au milieu de cette auberge de passeurs où, faute de place, les locataires étaient parfois amenés à dormir sous une tente dans le jardin. En bas, deux studios et deux appartements. En haut, deux chambres et deux studios. Jusqu’à 11 immigrés pouvaient y loger en période estivale.

Poursuivie pour aide au séjour irrégulier d’étrangers et soumission de personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indignes, la propriétaire l’est aussi pour exécution de travail dissimulé.

L’accusée a reconnu faire en sorte, lors de ses déclarations d’impôt sur le revenu, de ne pas dépasser le plafond de 23 000€ pour ne pas basculer dans la case des loueurs professionnels. En revanche, elle conteste l’aide au séjour irrégulier de sans-papiers. “Ce n’était pas à elle de faire ce travail de contrôle”, prétexte son avocat, Me Denis Naberes.

Le parquet a requis à son encontre 6 mois d’emprisonnement avec sursis et 10 000€ d’amende. La décision a été mise en délibéré au 1er juillet.

Source: Var-Matin

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