La surveillance anti-Covid devient-elle surveillance anti-Français?

Gérald Darmanin/DR
Gérald Darmanin/DR

On le sent venir depuis très longtemps: la République française devient un système hybride, mélangeant démocratie molle, tyrannie multiforme, catastrophe fiscale, bureaucratie délirante et arbitraire judiciaire.

Par ailleurs, il semble fort que la longue crise du Coronavirus ait constitué pour les États une occasion en or de remettre en cause d’innombrables droits fondamentaux (comme, par exemple, le droit de se déplacer et le droit de commercer) et qu’ils n’ont pas l’air de vouloir rendre intacts aux peuples avant un bon moment.

Phénomène qui apparaît particulièrement inquiétant dans le domaine des technologies de surveillance, mises en place pour des raisons supposées sanitaires, mais qui peuvent à tout instant se retourner contre les humains et devenir des outils de dictature numérique, à la chinoise.

FranceTvInfo consacre une longue et passionnante analyse à ce problème.

“A l’étranger, plusieurs exemples montrent que le pouvoir politique peut être tenté d’utiliser des technologies de surveillance, d’abord présentées comme utiles sur le plan sanitaire, à des fins répressives, voire politiques. C’est notamment le cas à Singapour, où l’application de traçage des contacts TraceTogether impose à ses utilisateurs de s’identifier nommément, contrairement à sa cousine française TousAntiCovid. Après plusieurs mois de déploiement sur le territoire, le ministre de l’Intérieur local a annoncé que les données générées par l’application pourraient être utilisées lors d’enquêtes de police.”

En Russie, même son de cloche: comme par magie, le 100% sanitaire est devenu 100% policier.

“A Moscou, les autorités ont utilisé le système de reconnaissance faciale branché aux 100 000 caméras de surveillance de la ville pour vérifier le respect des règles de quarantaine durant le confinement du printemps 2020. Ce logiciel est désormais utilisé pour interpeller a posteriori les participants aux manifestations de soutien à l’opposant Alexeï Navalny.”

L’avenir est-il sombre?

“Nous nous dirigeons vers une société avec une multitude de “Little Brothers”: si des drones volent dans le ciel, des caméras sont dans la rue et que des logiciels organisent nos vies, alors les comportements changent, particulièrement dans l’espace public. On en vient alors à se surveiller les uns les autres, chacun se portant garant du respect des règles.” 

Bref, un système qui rappelle le communisme asiatique, chinois, cambodgien, nord-coréen, où chacun est le gardien de camp de tous les autres, où le voisin de palier est un dénonciateur, et où les enfants sont entrainés par m’école à espionner leurs parents. En un mot: l’enfer.

Source: FranceTvInfo

 

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