Agressé par des “jeunes” fêtant l’Aïd, un policier entre la vie et la mort

Image d'illustration / Photo: shutterstock
Image d'illustration / Photo: shutterstock

Un policier se trouvait vendredi dans le coma, avec pronostic vital engagé, après avoir reçu un projectile à la tête. Une agression dans le cadre de l’imposition des restrictions sanitaires aux “jeunes” fêtant la fin du ramadan.

Lors d’une intervention pour tapage nocturne à Rive-de-Gier, dans la Loire, peu après minuit, le brigadier-chef de 50 ans, père de deux enfants, a reçu un projectile sur la tête, certaines sources évoquant une bouteille.

Il a perdu connaissance et s’est écroulé au sol, dans une rue de cette ville de l’agglomération de Saint-Etienne. Son pronostic vital est engagé. Le coma est pour l’instant prolongé et visiblement les atteintes qu’il a eues sont extrêmement grave

Le fonctionnaire a été évacué dans un premier temps vers l’hôpital voisin de Saint-Chamond, puis transporté au CHU de Saint-Etienne, où il a été constaté qu’il souffrait “d’une plaie à la tête au niveau de la tempe” nécessitant “une intervention en urgence à cause d’un hématome“.

Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, a eu l’occasion de ressortir son tweet avec des formules toutes faites avec “tout son soutien” au blessé et à ses collègues. “Nos services sont pleinement mobilisés pour retrouver l’auteur des faits“, a-t-il assuré sur Twitter.

La victime faisait partie d’un équipage de trois policiers du commissariat de Saint-Chamond qui veillait à l’application du couvre-feu. Il est allé à la rencontre d’un groupe d’une quinzaine de “jeunes”, signalés pour “tapage nocturne” dans le quartier du Grand Pont de la ville communiste de Rive-de-Gier.

Les “jeunes” ont d’abord refusé de partir, affirmant qu’ils fêtaient l’Aïd, puis ils ont agressé les policiers en leur lançant des projectiles, notamment des bouteilles et des parpaings.

Les policiers ont riposté avec du gaz lacrymogène, avant de se réfugier, pour deux d’entre eux, à l’intérieur de leur véhicule. Leur collègue a eu moins de chance: il a été retrouvé gisant inconscient par terre.

Une enquête pour blessures volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique, des faits passibles de 10 ans d’emprisonnement, a été ouverte, mais aucune interpellation n’a eu lieu, pour l’instant.

Plus une semaine ne passe sans qu’un policier soit assassiné ou grièvement blessé. Si nous n’arrêtons pas ces criminels, ils ne s’arrêteront pas…“, a commenté Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national.

Cette nouvelle agression envers les forces de l’ordre intervient après le meurtre d’Éric Masson, brigadier tué le 5 mai à Avignon lors d’un contrôle sur un point de trafic de drogue et la mort de Stéphanie Monfermé, agente administrative poignardée au commissariat de Rambouillet.

Source: AFP

2 Commentaires

  1. Et à chaque fois darmalin déplore, apporte son soutien à la victime et sa famille, et blablablablabla …..
    Dégage, c…..d !….

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici