Ilias et Ayoub, tueurs de flic à Avignon: la police les tient!

Image d'illustration / Photo: Pixlr
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Cette fois, on ne tente pas de nous faire croire qu’ils s’appellent Pierre et Paul: Ilias et Ayoub, les deux responsables de l’assassinat d’Éric Masson, policer avignonnais, sont tombés dans les filets des enquêteurs. Pour eux, c’est game over, et les ennuis commencent.

Dans le film Scarface, une réplique est devenue célèbre: “You can’t shoot a cop!” En français: “On ne peut pas tirer sur un flic!” Ce qui signifie: celui qui abat un policier s’expose à la mobilisation de toute la police, et il risque très gros. C’est ce qui est arrivé à Ilias et Ayoub.

Le Figaro explique: “Déployant tout un savoir-faire mêlant surveillances techniques, bornages téléphoniques, gestions d’informateurs et filatures serrées, les enquêteurs ont passé au crible tout un écosystème délinquant avant de resserrer leurs soupçons sur le tueur présumé et ses complices.”

Ces deux très jeunes adultes ont tenté de se glisser entre les mailles du filet. Mais you can’t shoot a cop. Ils se sont cachés, avant de se faire coffrer comme des débutants. “Voyous sans envergure, ils auraient vécu terrés, notamment dans un box de garage aménagé, pendant des jours. Leur fugace tentative de fuite s’est fracassée dimanche soir sur la barrière de péage de Remoulins, à une vingtaine de kilomètres du lieu où le policier a été fauché de deux balles tirées à bout portant. Vers 22 h 30, les hommes de la brigade de recherche et d’intervention (BRI, antigang) de Montpellier et Marseille ont cueilli les suspects en douceur, sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré. Dans leur véhicule, les policiers ont saisi environ 2000 euros en liquide. À peine de quoi couvrir une pauvre semaine de cavale.”

Ils étaient déjà repérés depuis longtemps, mais la justice française, lâche et molle, les avait laissés jouer avec le feu. “Âgés de 19 et 20 ans, ils ont été condamnés à plusieurs reprises devant le tribunal pour enfants pour des faits de violence et des infractions à la législation sur les stupéfiants. Ils seront présentés à des juges d’instruction mardi après-midi en vue de leur mise en examen.” Ils ne joueront plus avec le feu.

Mais où allaient ces deux Pieds Nickelés du mal? “Le tueur présumé et ses comparses comptaient franchir la frontière pour se réfugier de l’autre côté des Pyrénées, pensant benoîtement qu’ils voyageraient davantage inaperçus un dimanche à la nuit tombée. En fait, la BRI était sur eux H24 et l’alerte a été donnée dès qu’ils ont bougé.”

“Sans cesse, jusqu’à 60 enquêteurs ont été mobilisés”, précise Le Figaro. Tant mieux. Mais force est de constater que, pour bénéficier d’un tel déploiement, il faut être un policier mort. Assassiné dans des conditions comparables, le citoyen moyen ne bénéficie pas d’un tel privilège. Hélas!

Ainsi va la vie. You can’t shoot a cop. Et, si leur culpabilité est prouvée par l’instruction, les deux criminels ne connaîtront plus la liberté avant très, très longtemps.

Source: Le Figaro

 

 

4 Commentaires

  1. Rétablissons la peine de mort, cela sera “économiquement” rentable, je ne parle même pas du bénéfice social.

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