Mélenchon veut poursuivre les militaires pour leur tribune, le procureur de Paris refuse

Jean-Luc Mélenchon surpris/Twitter
Jean-Luc Mélenchon surpris/Twitter

Le 26 avril dernier, Mélenchon et ses parlementaires “insoumis” avaient saisi le procureur de Paris par une lettre dévoilée lors d’une conférence de presse, estimant que la tribune signée par un millier de militaires et publiée dans Valeurs Actuelles relevait de l’infraction de “provocation à la désobéissance de militaires“. Il n’en est rien.

Diffusée dans l’hebdomadaire le 21 avril. cette tribune se contentait de dénoncer le “délitement» de la France” et avertissait que notre armée serait peut-être un jour obligée de venir à l’aide de la police et de la gendarmerie en intervenant dans les “zones de non-droit” qui se multiplient en France.

Le parquet de Paris a confirmé hier que le procureur Rémy Heitz avait “classé sans suite le signalement effectué notamment par Jean-Luc Mélenchon, faute d’infraction caractérisée” dans cette tribune.

Pour le procureur, selon le courrier reproduit par Jean-Luc Mélenchon, “ce texte ne recèle en effet pas en lui-même de provocations à commettre des infractions pas plus qu’il ne contient d’appel à la haine, à la discrimination ou à la violence”.

Le crime de provocation à des rassemblements d’insurgés et le délit de provocation à la désobéissance des militaires ou des assujettis à toute forme du service national, prévus par le code pénal, ne paraissent pas davantage pouvoir trouver à s’appliquer aux développements figurant dans cette tribune”, a ajouté Rémy Heitz

Si l’appréciation d’une éventuelle qualification disciplinaire des propos concernés, au regard du Code de la défense, relève des autorités compétentes, il doit être constaté qu’aucune suite judiciaire ou pénale ne peut en l’état être réservée à ceux-ci”, a-t-il encore écrit.

Le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, avait d’ailleurs annoncé le 29 avril au Parisien que dix-huit militaires en activité signataires de cette tribune controversée allaient passer devant un conseil militaire.

Sans surprise, Jean-Luc Mélenchon a déjà gesticulé en soutenant que ce classement sans suite est “un laisser faire, laissez-passer qui revient à une complicité active avec les factieux. Tel est l’avocat de la société sous Macron aujourd’hui”. 

Source: Le Figaro

1 COMMENTAIRE

  1. Un des cancers de la France !!!
    A vomir toute cette gauche dégueulasse qui déteste la France….. en temps de guerre ça s’appelle des collabos !!!

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