L’État ne tolère pas que les citoyens se défendent: une enquête pour les tirs de mortier contre les toxicos à Stalingrad

Les toxicos de Stalingrad / Photo: Twitter
Les toxicos de Stalingrad / Photo: Twitter

L’État est incapable d’assurer la sécurité des Français, mais lorsqu’ils s’occupent de leur défense eux-mêmes, il est le premier à les poursuivre. Une enquête a été ouverte mardi pour violences avec arme après des tirs de mortiers dans un quartier immigré de Stalingrad, dans le XIXe arrondissement de Paris. L’État soupçonne les voisins de tenter de se défendre contre les toxicomanes

Dans la nuit de vendredi à samedi, “14 tirs de mortiers d’artifice ont été constatés“, puis, la nuit suivante, ce sont “23 tirs de mortiers d’artifice” qui ont été tirés, selon la préfecture de police de Paris.

Sur des vidéos filmées par des riverains et diffusées sur les réseaux sociaux, on voit plusieurs tirs de mortiers partir du rez-de-chaussée d’un immeuble en direction de l’autre côté d’une avenue. Les tirs visaient “un groupe de consommateurs de crack“.

Depuis, une sécurisation accrue du secteur a été mise en œuvre avec des forces mobiles sur place pour éviter la réitération de tels faits“, a souligné la préfecture. En clair, pas assez de policiers pour assurer tranquillité et sécurité des riverains, mais toujours suffisamment pour protéger les voyous.

L’enquête, confiée au commissariat du XIXe arrondissement, devra identifier les auteurs de ces tirs de mortiers et leurs motivations.

Le nord-est de la capitale, notamment la place Stalingrad et ses alentours sont gangrénés par le trafic de crack, une drogue bon marché, un dérivé fumable de la cocaïne, prisé par les immigrés clandestins. Les trafiquants et les consommateurs pourrissent la vie des riverains qui, excédés par les nuisances, ont rebaptisé cette place “Stalincrack”.

Depuis l’évacuation de la “Colline du crack”, haut lieu du trafic près du périphérique dans le voisinage de la Porte de la Chapelle, les consommateurs se sont éparpillés un peu partout dans le nord-est parisien. Les nuits, ils se rassemblent sur d’autres points de vente.

Selon une étude autour du crack en île-de-France, réalisée conjointement par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), publiée le 25 mars, le trafic est organisé autour de la confrérie mouride très implantée dans le diaspora sénégalaise.

Source: AFP/ Le Parisien/ Twitter

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