Kamel Agag-Boudjahlat a infiltré le RN pour prouver que ce parti est extrémiste, il a prouvé le contraire

Kamel Agag-Boudjahlat, le candidat RN
Kamel Agag-Boudjahlat, le candidat RN

Kamel Agag-Boudjahlat, un éducateur et activiste de la vie associative d’origine maghrébine, a voulu infiltrer le Rassemblement national pour décrire ses turpitudes supposés de l’intérieur. Son aventure prouve exactement le contraire: le parti de Marine Le Pen est ouvert et tolérant, tandis que ses ennemis gauchistes et islamistes véhiculent une violence terrible.

Kamel Agag-Boudjahlat affirme aujourd’hui avoir voulu infiltrer le parti “pour faire le buzz”. Il faut dire qu’il a réussi son projet: il a même été investi comme tête de liste dans le Territoire de Belfort pour les élections régionales, qui se dérouleront les 20 et 27 juin prochains.

Pourquoi a-t-il donc décidé de jeter l’éponge alors que son plan se déroulait comme sur des roulettes et qu’un mandat de conseiller régional était pratiquement dans la poche?

Ce n’est pas le Rassemblement national et ce qu’il y a vu de l’intérieur qui l’ont poussé à dévoiler trop tôt son jeu, mais les soi-disant “antifascistes” et “antiracistes” qui ont ciblé le petit farceur, lui et sa famille, de tellement de menaces et de violences, que la situation est devenue intenable.

Après l’annonce de sa nomination comme tête de liste pour le Rassemblement national, auprès de Julien Odoul, qui représentera le parti dans la région Bourgogne-Franche-Comté, l’éducateur de 38 ans a reçu une avalanche d’insultes sur les réseaux sociaux.

Cette violence verbale visait non seulement lui, mais aussi sa sœur Fatiha Agag-Boudjahlat, ainsi que toute sa famille, alors il n’a pas tenu. “C’est allé trop loin, je mettais en danger les membres de ma famille, avec un déferlement de haine, d’injures et de menaces sur les réseaux sociaux“, s’est-il justifié.

Son projet était bien ficelé, comme dans un James Bond: Kamel Agag-Boudjahlat, qui travaille auprès de la protection judiciaire de la jeunesse, a projeté de se faire élire conseiller régional en se rapprochant du RN, puis de démissionner du parti tout en conservant son mandat, et de publier un livre de révélations sur les turpitudes supposées qu’il espérait découvrir au sein du parti lepéniste.

Ma famille était au courant de ma stratégie“, a assuré le petit malin. “Mais quand j’ai vu la violence des réactions, quand j’ai vu des gens qui partagent mes valeurs s’effondrer à cause de mon engagement au RN, je me suis dit que je n’allais pas pousser le jeu aussi loin pour avoir un poste de conseiller régional.”

Sa sœur, Fatiha Agag-Boudjahlat, une “chevènementiste” engagée tout autant contre “l’extrême droite” que contre les indigénistes et les islamistes, a “dénombré 1100 appels menaçants et d’insultes juste dans les dernières 24 heures“, contre sa famille. Pas étonnant que son frère n’ait tenu que trois jours…

C’est donc un arroseur arrosé qui quitte aujourd’hui le RN. Non seulement il n’a rien prouvé de ses fantasmes au sujet de ce parti, mais il a dévoilé exactement l’inverse: le RN n’avait absolument aucun problème à accepter sur ses listes une personne d’origine maghrébine, engagée dans le social, donc penchant plutôt à gauche, venant d’une cité.

En revanche, ses copains, adversaires du mouvement patriote, que ce soit la gauche ou les islamistes, ont encore prouvé leur sectarisme et leur violence.

Sources : L’Est Républicain/ France Bleu

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