Ras-le-bol des “mesures sanitaires”: les fêtes libres et spontanées se multiplient en France

Image d'illustration / Photo: Fotolia
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Ce week-end, l’envie de prendre l’air, de faire la fête et d’en finir avec les “mesures sanitaires” a été plus forte que la peur de l’amende ou l’inquiétude face au coronavirus chinois pour au moins un millier de personnes.

Au moins quatre rassemblements illégaux au vu des règles sanitaires actuelles ont nécessité l’intervention de plusieurs centaines de gendarmes dans plusieurs régions de France.

Vers 1h30 du matin dans la nuit de vendredi à samedi, une soixantaine de policiers sont venus déloger plusieurs centaines de jeunes, installés depuis 23 heures dans un champ à Haut-Corlay, dans les Côtes-d’Armor. pourtant, une centaine de participants étaient encore sur place plus de 24 heures après le début des festivités.

130 gendarmes, 10 policiers et 30 pompiers sont intervenus afin de “contrôler les lieux pour éviter que la situation ne s’emballe” après que les habitants de Couchey, une petite ville au sud de Dijon, en Côte-d’Or, aient repéré  “une forte animation musicale” venant d’un hangar désaffecté.

300 autres fêtards s’étaient réunis samedi après-midi dans le parc de Bercy, à Paris. Lors de leur intervention, des projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes. Trois personnes ont été interpellées pour “outrage et rébellion”, et 34 verbalisations ont été effectuées.

Enfin, une autre fête rassemblant une cinquantaine de participants a été interrompue par les forces de l’ordre à Baizil, dans la Marne. Et ce n’est sans doute que la partie visible d’un mouvement qui semble se généraliser.

Après plus d’un an de mesures restrictives, la soif de liberté des Français se fait de plus en plus plus forte. Ils sont pourtant censés patienter jusqu’au 9 juin, date à laquelle les rassemblements de plus de six personnes devraient de nouveau être autorisés.

Mais d’ici là, les autorités craignent une multiplication des rassemblements festifs illégaux, en particulier la semaine prochaine, à l’occasion du long pont de l’Ascension.

Source: Le Figaro, Twitter

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