“Puits de carbone”: Christian Gérondeau éparpille les écolos façon puzzle

Climate change activist Greta Thunberg reacts during a news conference during COP25 climate summit in Madrid, Spain, December 9, 2019. (Photo by Juan Medina/Reuters)

Lors du 5e anniversaire de “l’accord de Paris” de 2015, plus de la moitié des pays du monde, au premier rang desquels ceux de l’Union Européenne unanimes, prirent le plus étrange des engagements. En 2050, ils atteindraient la “neutralité carbone“, et ce serait également là le but fixé à l’humanité entière. Christian Gérondeau démonte cette utopie dans son dernier livre, La Religion écologiste, dont est issu l’extrait suivant.

Pour atteindre ces objectifs, l’ONU suppose que l’humanité continuera à avoir recours aux hydrocarbures fossiles, mais retirera ensuite de l’atmosphère le CO2 émis lors de leur usage grâce à des “puits de CO2″.

Ces puits sont mentionnés depuis 30 ans dans tous les documents produits par le GIEC et les autres organismes émanant des Nations-Unies. Il n’y a qu’un problème : à l’exception de la végétation et des océans, de tels “puits” sont une vue de l’esprit. Ils n’existent pas et n’existeront jamais.

Pourtant, la Norvège a mis au point un système d’enfouissement du CO2 libéré par l’exploitation pétrolière sous la terre. Cette opération est difficile et coûteuse: son prix évalué sous toutes réserves à 150 dollars par tonne, en-dehors des coûts de capture et de liquéfaction.

Il faudrait donc dépenser de l’ordre de 5000 milliards de dollars par an pour enfouir dans le sous-sol les 33 milliards de tonnes émises chaque année par l’humanité! Et il faudrait plus de 40 000 installations de cette nature, à supposer que ce soit techniquement possible, ce qui n’est clairement pas le cas.

Et on se demande pourquoi de grandes entreprises pétrolières, Total en l’occurrence, se sont lancées dans une opération qui aura pour résultat de faire croire à tous qu’il est possible d’exploiter du pétrole sans rejeter de CO2 et donc d’entretenir le mythe de “puits” imaginaires, au lieu de dire la vérité qui veut que le recours au pétrole reste indispensable et bénéfique à l’humanité et qu’il n’existe aucun moyen d’éviter les rejets de CO2 correspondants.

Contrairement à ce qu’écrivent et répètent les sources officielles, il n’y a donc en définitive qu’une méthode pour atteindre la “neutralité carbone” en 2050, et c’est de cesser d’avoir tout recours à cette date au pétrole, au gaz naturel et au charbon.

Les énergies fossiles, qui répondent à l’heure actuelle à 80% des besoins énergétiques de l’humanité en représenteront en 2040 encore les trois quarts. Quel esprit censé pourrait-il imaginer que 10 ans plus tard, le pourcentage tombe à zéro?

La “neutralité carbone” est donc une perspective utopique, qui a conduit nos voisins allemands sur une voie sans issue que nous emprunterons aussi si nous persistons à les suivre.

Source: Atlantico

1 COMMENTAIRE

  1. D’autant plus qu’après avoir consenti les énormes dépenses et sacrifices requis, au détriment de leurs économies nationales, l’Occident verra tous ses efforts anéantis par la Chine et l’Inde, respectivement premier et troisième pollueurs mondiaux, qui ne sont pas assujettis aux mêmes contraintes.

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