Un crime contre le patrimoine européen! À Athènes, la colline de l’Acropole couverte de béton

L'Acropole sous le béton/Photo: DR

L’Acropole d’Athènes est, par excellence, le berceau de la civilisation et de la culture européennes. Mais depuis une récente “rénovation”, des sentiers bétonnés conduisent désormais les visiteurs aux différents monuments du site. Des spécialistes dénoncent la “bétonnisation” et l’enlaidissement de ce joyau archéologique majeur de la Grèce antique.

Deux nouveaux dispositifs ont en effet été installés “pour rendre l’Acropole plus accessible“: un nouvel ascenseur à vue panoramique sur Athènes sur le versant nord du rocher, et une nouvelle “promenade” bétonnée pour “rendre plus aisé l’accès et la déambulation au sommet de l’Acropole“.

Objectif affiché: remplacer un équipement vieillissant et insuffisant. Les chemins précédents étaient jugés trop raboteux, tandis que le reste de la surface du site est composé d’affleurements rocailleux et d’un sol escarpé émaillé de vestiges épars.

La voie d’accès principale qui mène des Propylées au Parthénon avait déjà été partiellement bétonnée dans les années 1980. Cette fois, elle a été  recouverte par un chemin en béton brut, totalement uniforme et bordé de piliers à corde, large de plus de 8 mètres en certains endroits.

“C’est un crime de blesser le rocher, car c’est un monument. Recouvrir le rocher, c’est recouvrir le monument”, s’est indigné l’historien de l’architecture, Tasos Tanoulas, ancien restaurateur en chef du site où il a travaillé pendant quarante ans. Une décision “consternante”, ont renchéri les architectes Maria Kokkinou et Andreas Kourkoulas.

Mais l’architecte Manolis Korres, du Conseil international des monuments et des sites, en charge de cette “rénovation“, a balayé “les critiques faciles” sur la bétonnisation de l’Acropole.”Le résultat me satisfait complètement», a-t-il déclaré en conférence de presse début avril, évoquant le caractère “pleinement révocable” de ces installations.

“On recouvre un rocher, par une route», a-t-il répondu, rappelant que la chaussée des Propylées au Parthénon n’a jamais été une rue ouvragée et que les éléments historiques sont préservés.

Manolis Korres a finalement appelé à la patience, et à laisser la patine du temps faire son travail: “Je crois que les gens auront bientôt une meilleure opinion quand chacun la verra de ses propres yeux“, a-t-il conclu.

Le pire est que ces nouveaux itinéraires, censés rendre le site plus accessible aux personnes à mobilité réduite, semblent moins utiles que prévu pour les visiteurs handicapés: un visiteur en fauteuil roulant s’est déjà blessé lors d’une chute le 18 avril dernier…

Source: Le Figaro

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