Une attaque à la roquette contre une base qui abrite des soldats français au Mali : trois Casques bleus grièvement blessés

Les Casques blues au Mali / Photo: Minusma
Les Casques blues au Mali / Photo: Minusma

Trois soldats de la paix des Nations unies ont été grièvement blessés dans une attaque à la roquette contre une base militaire dans le nord du Mali, selon des responsables de l’ONU et des autorités locales.

La mission de maintien de la paix de l’ONU dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, la MINUSMA, a déclaré que l’attaque de dimanche a eu lieu sur une base de Tessalit, qui abrite des soldats maliens, des soldats de la paix de l’ONU et des troupes françaises.

Trois soldats de la paix ont été “gravement blessés” dans l’attaque. Un chef de tribu de Tessalit a déclaré que le camp avait été la cible de tirs de roquettes.

Le Mali est aux prises avec un soulèvement violent depuis 2012, lorsque des séparatistes touaregs ont tenté de déclencher une rébellion dans le nord du pays.

La France est intervenue pour aider le gouvernement malien à écraser la rébellion, mais les combattants se sont dispersés et regroupés, portant leur campagne dans le centre du Mali en 2015, puis au Niger et au Burkina Faso voisins.

Créée en 2013, la MINUSMA, forte de 13 000 hommes, a connu l’un des bilans les plus lourds de l’histoire des missions de maintien de la paix de l’ONU.

Plus de 130 de ses membres ont été tués à la suite d’actes hostiles, dont six cette année, selon les statistiques de l’ONU, sur un total d’environ 230 décès depuis le début de la mission.

Au début du mois, quatre soldats de la paix de l’ONU ont été tués et plusieurs autres blessés après que des combattants ont attaqué leur base dans la ville d’Aguelhok, dans le nord du pays.

En mars, une centaine de combattants lourdement armés à bord de pick-up et de motos ont attaqué un poste militaire à Tessit, tuant au moins 33 soldats. L’armée a déclaré avoir tué une vingtaine d’assaillants.

Neuf soldats ont été tués et neuf autres blessés lors d’une attaque en février près de la ville centrale de Bandiagara.

Les attaques des rebelles dans le centre du Mali impliquent généralement des bombes artisanales en bord de route ou des raids  à bord des motos ou des pick-up.

Pendant ce temps, l’insécurité s’est étendue au Sahel, depui le Burkina Faso au Niger, avec des campagnes de djihadistes s’appuyant souvent sur des conflits ethniques. Les attaques ont été multipliées par cinq entre 2016 et 2020, avec 4000 personnes tuées dans les trois pays l’année dernière, contre environ 770 en 2016.

Source: AP

 

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