L’Égypte condamne le guide suprême des Frères musulmans à perpétuité. En France, ils ont la belle vie

Mahmoud Ezzat / Photo: Wikimedia Commons
Mahmoud Ezzat / Photo: Wikimedia Commons

Un haut dirigeant des Frères musulmans, un groupe interdit en Égypte, a été reconnu coupable par une court de Caire d’actes de terreur et condamné à la prison à vie, ont rapporté les médias d’État.

Un tribunal du Caire a déclaré jeudi Mahmoud Ezzat, guide suprême par intérim des Frères musulmans, coupable d'”actes terroristes” qui ont suivi le renversement par l’armée, en 2013, du premier président égyptien démocratiquement élu, Mohamed Morsi.

Mahmoud Ezzat a été condamné pour incitation à la violence et livraison d’armes à feu lors d’affrontements devant le siège de la Confrérie entre ses partisans et ses opposants en 2013. D’autres hauts responsables de la Confrérie, la plus ancienne organisation islamiste d’Egypte, ont été condamnés à la prison à vie dans la même affaire.

Au moment de l’arrestation de son guide suprême, la Confrérie a déclaré qu’il avait été poursuivi pour de “fausses accusations politiques”.

L’été dernier, Mahmoud Ezzat, âgé de 76 ans, a été arrêté débusqué par la police, caché dans un appartement de la banlieue du Caire, le dernier coup porté au mouvement qui a été la cible d’une répression de la part du pouvoir militaire.

Selon les autorités de l’époque, la perquisition de l’appartement a permis de découvrir des ordinateurs et des téléphones portables équipés de logiciels cryptés permettant à Mahmoud Ezzat de communiquer avec des membres du groupe en Égypte et à l’étranger. Des documents contenant des “plans destructeurs” ont également été découverts, selon la police.

Mahmoud Ezzat était dans la clandestinité depuis l’été 2013, après que l’armée a destitué Mohamed Morsi, issu des rangs de la confrérie des Frères musulmans.

Le règne éphémère de Mohamed Morsi s’est avéré diviseur et a provoqué des manifestations de masse dans tout le pays. L’ancien président est mort après s’être effondré au tribunal lors de l’un de ses procès en juin 2019.

Mahmoud Ezzat aurait fui le pays avec de nombreux dirigeants du groupe à la suite de la répression de leur organisation.

Il était un ancien adjoint influent du chef de la confrérie, Mohamed Badie, et était considéré comme un partisan de la ligne dure au sein du groupe. Il est devenu chef par intérim après l’arrestation de Badie en août 2013.

Il avait déjà été reconnu coupable de plusieurs crimes liés à la “terreur” et condamné deux fois à mort par contumace. Après son arrestation, il a été jugé dans un nouveau procès, comme le veut la loi égyptienne.

En France, la branche locale de cette puissante confrérie: Musulmans de France, l’ancien UOIF, reste le plus grand réseau associatif musulman. La branche locale de la confrérie islamiste est le mouvement musulman le plus puissant en France et sa dissolution n’est toujours pas envisagée

Source: Middle East News Agency/ Al Jazeera/ AP

L’Égypte arrête le guide suprême des Frères musulmans. En France, les islamistes ont la belle vie

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