Sihame El Kaouakibi, une députée belge “symbole de la diversité”, attrapée la main dans la caisse

Sihame El Kaouakibi/Photo: DR

La députée de Flandre Sihame El Kaouakibi, élue de l’Open Vld (Libéraux et démocrates flamands ) est soupçonnée d’avoir détourné 200 000 euros de subsides pour un dressing dans son habitation privée.

Née il y a 34 ans dans la région d’Anvers au sein d’une famille marocaine de sept enfants, Sihame El Kaouakibi était devenue, pour ceux que ce genre d’imposture intéresse, le symbole de l’intégration et de la diversité.

Mais, depuis 2016, elle a réalisé pour deux millions et demi d’euros d’investissements immobiliers… sans compter les travaux facturés aux “associations sans but lucratif” qu’elle gère, mais réalisés à son domicile privé.

En 2016, elle a en effet acheté deux parcelles de terrain à Edegem, non loin d’Anvers, pour 500 000 euros. Deux ans plus tard, elle a également acheté la maison voisine pour un montant de 400 000 euros, hors coût des rénovations.

Cette villa avec piscine a ensuite été louée 650 euros par jour sur Airbnb! Et ce n’est pas tout: en février 2020, Sihame El Kaouakibi a encore acheté une maison au cœur d’Anvers, dans laquelle elle vit actuellement avec sa compagne, pour un montant de 815 000 euros.

Ça aurait pu suffire… mais ça n’a pas été le cas: six mois plus tard, elles achetaient encore une autre maison dans le centre d’Anvers pour 750 000 euros.

Sihame El Kaouakibi est également soupçonnée dans une affaire concernant l’affectation des subsides accordés à son association anversoise “Let’s Go Urban” (intraduisible, quelque chose comme “devenons urbains“). Plus de 450 000 euros auraient été détournés au profit d’autres activités de la députée.

La ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden a chargé le SPF (Service Public Fédéral) Intérieur d’éplucher les factures de l’association WeLoveBXL (“Nous aimons Bruxelles“, en sabir contemporain) fondée par Sihame El Kaouakibi.

Et l’Open VLD a lancé la procédure d’exclusion de la jeune femme. Bart De Wever, le bourgmestre d’Anvers, a promis d’éplucher chaque facture. Quant au ministre-président flamand, Jan Jambon, il estime que tout subside détourné devra être remboursé. La justice a été saisie.

Sources : RTL, rtbf.be

1 COMMENTAIRE

  1. Il est question, selon le ministre président flamand Jan Jambon, de remboursement mais pas de punir ses détournements, c’est dire l’état de déliquescence du monde politique.

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