Saoudiens, mauvais payeurs. Le pharaonique métro de Riyad construit par les Occidentaux à coup de milliards d’impayés

Métro de Riyad en projet / Photo: Wikimedia Commons
Métro de Riyad en projet / Photo: Wikimedia Commons

La société américaine Bechtel et d’autres entreprises internationales réclament au gouvernement saoudien  des milliards de dollars de factures impayées pour les travaux effectués dans le cadre du projet de métro de Riyad.

Bechtel doit récupérer environ un milliard de dollars pour le système de transport, pierre angulaire du projet du gouvernement prévu pour moderniser la capitale saoudienne engorgée par le trafic.

Les entreprises travaillant sur le projet — qui implique également des sociétés françaises, espagnoles et italiennes — sont victimes d’un retard de paiement pour plusieurs milliards de dollars au total, Bechtel étant celle qui a le plus de factures impayées.

Les retards de paiement sont liés en partie aux retards de construction et aux dépassements de coûts causés par le confinement global, qui a empêché des ouvriers en BTP de venir de l’étranger et a rendu difficile le maintien du rythme des travaux sur le projet.

Le différend sur les paiements a pris une tournure diplomatique l’année dernière lorsque les ambassades américaine, française et espagnole à Riyad ont soulevé la question dans une lettre adressée au gouvernement saoudien.

Les entreprises publiques saoudiennes se plaignent depuis des années des retards de paiement depuis l’effondrement des prix du pétrole en 2015, qui a conduit les autorités à devoir trouver des dizaines de milliards de dollars dans le budget pour aider à contenir un déficit budgétaire galopant.

Si cette décision a permis de maîtriser les dépenses de l’État, elle a entamé la confiance d’un secteur privé qui dépend fortement des contrats publics.

Les fonctionnaires affirment qu’ils s’engagent à payer à temps et qu’ils ont pris des mesures importantes pour résoudre le problème. Mais l’effondrement des prix du brut l’année dernière semble avoir entraîné des retards similaires pour certaines entreprises, bien que le problème soit moins systémique qu’auparavant.

Le métro de Riyad est un élément clé du projet pharaonique du prince héritier Mohammed ben Salman de doubler la taille de la ville et d’en faire un centre d’affaires international. Il s’agit de l’un des plus grands projets de ce type au monde, avec six lignes construites simultanément par trois consortiums, et il est achevé à environ 90%.

La Commission royale pour la ville de Riyad, qui supervise le projet, a déclaré dans un communiqué que les paiements aux entrepreneurs “ont été effectués en temps voulu” et que “les réclamations susmentionnées sont en cours d’évaluation conformément au processus de résolution des litiges stipulé dans le contrat“.

Parmi les autres entreprises impliquées dans le projet figurent l’entreprise espagnole Fomento de Construcciones & Contratas, l’entreprise britannique WS Atkins et l’entreprise italienne Salini Impregilo. Parmi les sociétés françaises engagées dans le chantier du métro de Riyad, il y a Alstom, Setec et Kéolis, mais on ignore lesquelles subissent des retards de paiement.

Source: AP

1 COMMENTAIRE

  1. Les saoudiens achètent des bien immobilier partout dans le monde , Paris est une cible de choix ou les loyers ce sont envolés , ils ne ce gênent pas faire expulsé les personnes ou les sociétés ayant l’erreur d’êtres dans une de leurs locations pour un simple retard de payement.

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