Des rebelles islamistes tuent 23 personnes lors d’une attaque dans l’est de la RD Congo

Image d'illustration / Photo: Pixabay
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Des combattants de la milice des Forces démocratiques alliées (ADF) ont tué 23 personnes lors d’un nouveau massacre dans l’est de la République démocratique du Congo, a déclaré un haut responsable local.

Le gouverneur du Nord-Kivu affirme que des combattants ont attaqué le village de Beu Manyama-Moliso dans la région de Beni tard dans la nuit de mardi à mercredi, imputant la responsabilité des meurtres aux rebelles de l’ADF.

L’armée congolaise est intervenue, tuant deux assaillants, a-t-il dit.

Le bilan des victimes était encore provisoire alors que la recherche des corps se poursuivait, a indiqué le bureau du gouverneur sur les réseaux sociaux mercredi.

Nous sommes en deuil, les ADF ont mené un raid et tué plus de 20 personnes“, a déclaré Noella Katongerwaki Muliwavyo, présidente d’une association de groupes de base à Beni.

Beu Manyama-Moliso est un petit village situé dans des forêts reculées de la région de Beni, près de la frontière avec la province d’Ituri.

Les auteurs de cette attaque, les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé ougandais qui a vu le jour dans les années 1990 dans l’ouest de l’Ouganda dans le but de créer un État islamique, a établi sa base dans l’est de la RDC depuis 1995.

Essentiellement composé d’islamistes du mouvement tabligh, ce groupe est fort, à la fin des années 2010, de 300 à 600 combattants.

Le groupe a fait allégeance à l’État islamique en octobre 2017 et a modifié le nom de l’organisation en Madinat Tawhid wa-l-Muwahidin, la “démocratie” n’étant plus une préoccupation prioritaire.

En avril 2019, l’État islamique a revendiqué pour la première fois une attaque menée par les ADF-MTM contre une caserne des forces de la RDC et des forces de l’ONU.

Bien qu’ils n’aient pas lancé de raids en Ouganda depuis plusieurs années, le groupe a été accusé d’avoir tué plus de 800 civils au cours de l’année dernière dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu de la RDC.

Malgré des opérations de l’armée contre eux dans la région depuis octobre 2019, les autorités congolaises n’ont pas été en mesure de mettre un terme aux massacres de civils.

Il y a environ un an, l’armée congolaise a lancé une campagne à grande échelle contre l’ADF.

Selon le Kivu Security Tracker, une ONG qui surveille la violence dans l’est de la RDC, le groupe a tué plus de 1200 civils dans la seule région de Beni depuis 2017.

L’année dernière, l’ONU a déclaré que les attaques du groupe djihadiste pouvaient être considérés comme des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.

Les ADF gagnent de l’argent grâce au trafic de bois et les responsables de la RDC soupçonnent certains militaires d’être complices de leurs violents raids.

Source: AP

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