Covid-19: déjà des Français contaminés en novembre 2019?

Image d'illustration / Photo: Pixabay
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Le docteur Damien Mascret, médecin et journaliste pour France Télévisions, s’exprimait hier en duplex dans le 12/13 de France 3. Il a relayé les résultats d’une récente étude de l’INSERM sur l’apparition du Coronavirus chinois en France, et les résultats sont… surprenants.

En effet, selon les conclusions de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), au moins sept Français participant à un programme scientifique présentaient des anticorps à la Covid-19 dès novembre 2019, soit bien avant avant l’apparition du “patient zéro“!

“Les chercheurs ont repris 9 144 prélèvements, qui avaient été faits entre le 4 novembre 2019 et le 16 mars 2020”, détaille Danien Mascret, “ils ont trouvé 3 537 cas positifs, dont sept qui avaient été faits au mois de novembre“, bien avant le premier cas déclaré en Chine.

“Depuis 2018, on propose à des volontaires de participer à la mise en place d’une biobanque”, explique Marie Zins, directrice scientifique du projet. Ils acceptent que des échantillons de leur sang et de leurs urines soient congelés dans des grandes cuves d’azote pour des recherches ultérieures”.

“Avec le professeur Carrat, nous nous sommes dit que ce serait intéressant de retrouver des traces du virus, c’est-à-dire, la présence d’anticorps entre le mois de novembre 2019 et le mois de mars 2020“, continue-t-elle.

Les 9000 échantillons de sang des participants ont donc été testés, ce qui a permis d’identifier 176 cas positifs. Ensuite, un second test, considéré comme plus fiable et plus spécifique, a permis d’éliminer les faux positifs pour n’en retenir que treize, dont une dizaine avaient été prélevés… en novembre et décembre 2019.

Cette découverte pose bien des questions. Si le virus est arrivé dès le mois de novembre ou d’octobre, pourquoi l’épidémie n’a-t-elle pas démarré plus tôt ? Florence Débarre, spécialiste de la modélisation en biologie évolutive au CNRS, a son idée.

Selon elle, les cas n’étaient peut-être pas suffisamment nombreux pour faire démarrer une épidémie” “Si les cas révélés par les travaux du professeur Carrat sont de vrais positifs, il est possible qu’il y ait eu quelques cas, mais que cela se soit arrêté par l’effet du hasard. On a dit qu’une personne en affecte trois en moyenne. Mais c’est une moyenne. Certaines n’infectent personne, alors que d’autres en infectent beaucoup. Donc la probabilité qu’un premier cas donne naissance à une épidémie est relativement faible”.

Et malgré les dénégations sordides du régime communiste de Pékin, l’origine de l’épidémie serait bel et bien la Chine. Selon l’épidémiologiste Jean-Claude Desenclos, “l’hypothèse la plus probable est que le berceau de la naissance du SARS-CoV-2 soit bien la Chine. L’ancêtre du SARS-CoV-2 le plus proche a déjà été identifié en 2013 en Chine. Donc, tout cela fait un faisceau d’arguments qui rend cette hypothèse la plus vraisemblable”.

Sources : France 3, France Bleu

 

 

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