Exclusif! FL24 vous révèle le secret de l’âme de Jean Castex

Pourquoi Jean Castex est-il aussi glacial, brutal et insupportable? Les esprits primitifs répondent en hurlant: “Parce que c’est un salaud!” Mais ceux-là ont décidé de ne jamais réfléchir et, ne comprenant rien, ils n’ont jamais d’autre solution aux problèmes français que la guillotine. Quand survient la révolution, ils sont les premiers à monter sur l’échafaud.

Les autres, nous, vous, doivent chercher ailleurs la réponse à cette étrange question: qui est ce Premier ministre à la fois pitoyable et tyrannique, dans les tréfonds de son âme? Car, comme tout le monde, même les pires monstres, il a une âme. Fouillons la scène du crime, sa cervelle, à la recherche d’indices.

Castex est le fils d’un instituteur et d’une institutrice. Première indication: il a été élevé par deux fonctionnaires de l’Éducation nationale, ministère monstrueux s’il en est, une des plus vastes organisations étatiques civiles de la planète Terre. Son grand-père paternel est maire et sénateur. Son arrière-grand-père maternel est militant communiste. On peut donc être certain que ses parents lui ont dit, dès le plus jeune âge: “Fais ce qu’on te dit, marche au pas, remplis les formulaires, et tu auras la sécurité de l’emploi comme Papa et Maman. Avec un peu de chance, tu inaugureras les banquets, tu marieras les paysans et tu auras une voiture de fonction. Tu vivras aux frais du contribuable, mon enfant.” Un bureaucrate est né.

Ses études sont tout aussi éloquentes: Sciences Po, le Droit et l’ENA. Le parcours idéal du technocrate français. Sciences Po pour apprendre à raconter n’importe quoi, le Droit pour se situer toujours du côté du manche, et l’ENA pour finir chevalier de la Légion d’Honneur. Jean est donc ambitieux, mais de manière impersonnelle: il va où il faut aller, où l’étatisme le porte. Il ne sait ni pourquoi, ni comment prendre le plus de pouvoir possible: il suit simplement à la lettre le mode d’emploi des élites républicaines. Sous sa grande carcasse, il y a un automate.

À la fin de ses études, il rejoint la Cour des comptes: le poste rêvé des gens qui ne savent rien faire, mais veulent le faire tout de même, et dans le luxe. Le voilà sur le bon rail, prêt à empiler les postes honorifiques dans toutes les usines à gaz qui passent à sa portée. Directeur des Affaires sanitaires et sociales… Président de la Chambre régionale des comptes… Directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale… Directeur de cabinet au ministère de la Santé au ministère du Travail… Délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Etc., etc., etc. Pour finir : Conseiller aux affaires sociales au cabinet du président de la République sous Sarkozy, puis secrétaire général adjoint de l’Élysée. Bingo. Le voilà au sommet, à une poignée de mains de Dieu.

Qu’a fait Castex, pendant toutes ces années? La réponse tient en trois mots: obéir, obéir et obéir. Sans jamais douter de rien. Sans jamais poser la moindre question. Et, surtout, sans jamais dire “non”. Être toujours d’accord avec le chef. Courtiser le chef du chef. Séduire le chef du chef du chef. Remplir des dizaines de milliers de pages de rapports que l’on jette aussitôt aux oubliettes des archives. Bâtir de grandes stratégies que personne n’applique. Organiser des réunions, des tours de table, des colloques, des cellules de crise. Bavasser, parasiter, encombrer, mais toujours dans un parfait esprit de discipline et de servitude. Castex est un esclave cinq-étoiles.

Parallèlement, il se lance en politique électorale. Nous ne vous infligerons pas la liste assommante, indigeste, incroyablement cumularde, de ses mandats. Le plus important est qu’il applique la même méthode dans son parti, Les Républicains, que dans l’État: obéir, obéir et obéir. Quand on lui dit de gesticuler, il gesticule. Quand on lui dit de s’indigner, il s’indigne. Quand on lui dit de se taire, il se tait. Quand on lui dit de ramper, il se glisse sous la moquette et disparaît. Un soldat de plomb, dont l’activité coûte chaque jour un peu plus cher au contribuable. Peu avant sa nomination à Matignon, il tourne autour de 200 000 Euros par an. Officiellement, du moins, sans compter les avantages colossaux. Tout miser sur la servilité, ça rapporte très gros. Un salaire inatteignable dans le secteur privé, avec si peu de talents. Papa et Maman avaient raison.

Et puis, quand on lui dit de trahir, il trahit. Sarkozy le vend à Macron, comme un islamiste vend une femme yézidie à un autre islamiste. “Passe à gauche, c’est un ordre, gros!”, lui lance Nico. Jean file donc chez l’ennemi. Il devient progressiste. À vrai dire, ça ne lui fait ni chaud, ni froid. Il ne saisit pas bien la différence entre le libéralisme et le socialisme, pas plus qu’entre le déconfinement et le reconfinement. Avec ses grosses lunettes, il ne détecte que les superstructures administratives et les avantages qu’il peut en tirer.

Et là, le voici Premier ministre! La logique de toute son existence s’inverse: celui qui a passé sa vie à éplucher les patates de la technocratie et à nettoyer les toilettes de la politique, se retrouve soudain Donneur d’Ordres Suprême. Fini de rire. Napoléon, c’est lui. Le loufiat de l’ombre droitiste est nommé prince de la lumière socialiste. Le pays va souffrir.

Macron a besoin d’un aveugle pour diriger la France sanitaire, droit dans le mur et en avant toute. Castex est l’homme idéal. Quand l’Élysée l’éperonne, il galope. Quand le Président tire sur la bride, il s’arrête net et hennit. Quand le pouvoir est en danger, il rue et mord. Il se nourrit du foin de l’impopularité. Rendu insensible par des décennies de gifles reçues, il brandit le martinet jacobin et prive de dessert tout ce qui passe à sa portée. Il déglingue l’économie, désespère les commerçants, assèche les entreprises, pousse au suicide les indépendants, révolte les citoyens, mais c’est pour la bonne cause, toujours la même: obéir, obéir et obéir.

Il conçoit un Plan de Relance consistant à tuer le contribuable pour placer la France sous perfusion de sa morphine préférée: la dette publique. Il rate tout ce qu’il fait, absolument tout. Masques, mesures d’urgence, vaccination: le chaos, le grotesque et l’échec règnent en maîtres. Le soir, on crée avec fracas des attestations qu’on annule le lendemain matin, sans jamais demander pardon à qui que ce soit, sans la moindre vergogne. Les braves gens sont stupéfaits. La France devient la plus spectaculaire de toutes les impuissances mondiales face au Coronavirus. Mais Jean est content: il a obéi. Il n’est responsable de rien, coupable en aucune manière. La parfaite conformité au bon vouloir de son maître est sa seule morale. Mission accomplie.

Alors, Castex est-il un salaud? Non. C’est un lâche. Un mime. Une miniature.

C’est à Macron qu’il faut demander des comptes. Et à Sarkozy qui l’a recommandé à Macron. Castex n’a rien à faire au poste qu’il occupe. On n’aurait jamais dû l’y hisser. Il est là par erreur. Incapable de démissionner, même pas en mesure de comprendre qu’il détruit tout sur son passage, il avance, tel un monstre de Frankenstein, assemblage incohérent d’honneurs indus, récoltés de manière aléatoire, au fil de ses alliances, de ses compromissions et de sa passivité suractive.

En réalité, Jean Castex est un homme déjà mort. Dès la fin de la crise sanitaire, Macron le piquera comme un vieux chien boiteux. On l’oubliera, comme on a oublié Jean-Marc Ayrault. Il aura une belle retraite. Il ne saura jamais le mal qu’il a fait. Dépourvu d’auto-dérision, il ne pourra pas se confesser. Il sera remplacé par un autre Castex ou un autre Ayrault, peut-être même pire, allez savoir.

Papa et Maman sont fiers de leur Jeannot. Ils ont accouché d’un Godzilla. Avec lui, ils entreront dans la non-Histoire de France.

“Voir des apprivoisements est une chose qui plaît. Notre suprême contentement est de regarder défiler toutes les variétés de la domestication. C’est ce qui fait qu’il y a tant de gens sur le passage des cortèges royaux.”

Victor Hugo, L’homme qui rit.

Source: Wikipédia

 

 

 

4 Commentaires

  1. Très savoureux portrait que nous dresse là Pascal Tenno. Il vaut mieux esquisser un sourire ironique face à la situation, puisqu’on ne peut lui échapper, en nous souvenant que l’humour est la politesse des désespérés.

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici