Un écrivain français massacre les collabos de l’islam

Image d'illustration / Photo: DR
Image d'illustration / Photo: DR

Écrivain, essayiste, romancer, essayiste, Pierre Jourde est une des plumes intéressantes dans la France contemporaine.

Jourde ne s’occupe pas souvent de politique. Mais, quand il le fait, ça vaut le détour. FL24 vous a sélectionné les meilleurs passages de son long article sur l’islamo-gauchisme, ses collabos et, par extension, toute la gauche française.

Il a donc décidé de prendre appui sur le débat concernant l’islamo-gauchisme, pour décrire la gauche en général.

“C’était du gâteau, l’intervention de l’inénarrable ministre de l’Enseignement supérieur à propos de l’islamo-gauchisme à l’université. On a eu droit à toutes les figures obligées, exécutées par les sociologues de gôche et de service, ou par les journalistes de gôche, apportant des éléments “objectifs” et “dépassionnés”, c’est-à-dire la même chose: ce concept est une pure invention sans validité scientifique, il sert à faire avancer les idées d’extrême droite, il est utilisé par des réactionnaires, bref, le discours automatique habituel, objectif et dépassionné comme il se doit. La maladresse de la ministre a permis d’ajouter cet argument vertueux: on s’attaque aux libertés académiques ! Argument employé par des gens qui se contrefichent ordinairement des libertés académiques.”

“Donc, l’islamo-gauchiste, ça n’existe pas, c’est une invention d’extrême droite. Dont acte.”

Et voilà! Il suffit de dire qu’un mot est fasciste pour décrédibiliser tous ceux qui l’utilisent.

“Il y a pourtant, en France, des potées de journalistes, de sociologues, d’intellectuels de gauche qui fonctionnent, dans leur rapport à l’islam, depuis des lustres, selon un inoxydable modèle :

– l’islam est la religion majoritaire chez les immigrés.

– C’est donc une religion de gens pauvres, minoritaires, exclus, brimés, opprimés, bref, de victimes.

– Par conséquent, s’en prendre à l’islam, pour quelque raison que ce soit (féminisme, laïcité, démocratie, liberté de conscience, problèmes d’antisémitisme, de violence, etc.), c’est être islamophobe, voire raciste, et faire le jeu de l’extrême droite.”

Et pas que de l’extrême droite! Car, dans la bouche des gauchistes, il y a un Adolf Hitler derrière chaque électeur de Sarkozy.

“Ce discours est indéfiniment psalmodié par des personnalités de gauche telles que :Edwy Plenel, Clémentine Autain, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, Olivier Roy, Alain Gresh, Emmanuel Todd, Geoffroy de Lagasnerie et bien d’autres (j’exclus de cette gauche les Indigènes de la République, dont le racisme, l’homophobie, l’antiféminisme, l’antisémitisme et les méthodes d’intimidation en font plutôt un groupuscule néo-fasciste, même si certains “intellectuels de gauche” ne dédaignent pas de flirter avec eux).”

“Cette islamophilie n’est pas seulement de l’ordre des idées : elle s’est maintes fois manifestée par des alliances ou des rapprochements avec des personnalités islamistes aussi sympathiques que Tarik Ramadan ou Marwan Mohammad, la participation à des manifestations de soutien à l’islamisme, au voile, au Hamas (dans lesquelles on crie parfois “mort aux juifs”), etc.”

Eh oui! La gauche ne se contente jamais d’être profondément débile, hélas. Elle agit, aussi. Elle pétitionne, elle défile, elle manifeste, elle émeutise, elle révolutionne, elle infiltre, elle manipule, elle s’allie aux pires des pires, elle peut même prendre le pouvoir, mais sans jamais perdre la conviction qu’elle est absolument morale, généreuse et belle.

“Mais tout ça, ça n’existe pas. Que tout un pan de la gauche soit sans cesse prêt à voler au secours de l’islamisme, à défendre le voile islamique, à pousser des hauts cris pour « stigmatisation » dès qu’on s’inquiète de certaines dérives islamistes, à déclarer que l’homophobie, l’antisémitisme, les attentats et les meurtres, le patriarcat, l’obscurantisme, l’intolérance, la misogynie, la pudibonderie qui sévissent dans une potée de pays musulmans ou dans certains groupes musulmans en France, ça n’a “rien à voir avec l’islam” (avec n’importe quoi d’autre, la zoologie, la pétanque, la philatélie, oui, mais l’islam, en aucun cas), c’est de la pure imagination et c’est même pas vrai. Il est quoi, Plenel? Gentil? sympathique? OK, mais pas islamo-gauchiste, non madame. Islamo-gauchiste, c’est pour stigmatiser (j’adore ce verbe, on peut l’accommoder à toutes les sauces). Je dirais même plus: c’est une stigmatisation nauséabonde qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.”

“Ce phénomène qu’on ne peut pas nommer n’est pas seulement une tendance de plus en plus prégnante dans le débat public. Ces gens qui courtisent l’islam, voire l’islamisme, ont des séminaires, des postes au CNRS, donnent des cours à la fac. Mais il est de mauvais goût de dire qu’ils y défendent leurs idées, et que celles-ci trouvent de plus en plus d’échos auprès des étudiants. Un syndicat étudiant proche du parti socialiste, l’UNEF, est dirigé à la Sorbonne par une étudiante voilée.”

“D’ailleurs il serait faux de dire, en effet, que seul l’islam est concerné. C’est vrai, quoi, il faudrait en plus évoquer la pression de plus en plus importante, à l’université, des groupes racialistes, décolonialistes et tutti quanti. On en vient tout de même à empêcher une représentation d’Eschyle à la Sorbonne, au nom de l’antiracisme! Une responsable nationale de l’Unef en vient à déclarer qu’il faudrait “gazer les Blancs, cette sous-race”.”

Cette phrase sur les Blancs considérés comme une “sous-race” n’a pas assez fait de bruit. On aurait dû s’y intéresser davantage, la publiciser quotidiennement et exiger des comptes, jusqu’à l’exclusion de la coupable, voire même la dissolution de l’Unef si elle prenait sa défense. Jourde fait bien de nous rafraîchir la mémoire.

“Mais tout ça, ça ne peut pas se nommer. On ne sait pas ce que c’est.”

“En sciences humaines, des étudiants finissent par ne plus supporter que l’on étudie des textes qui ne sont pas conformes à leurs convictions. La littérature est pleine de machos, de pervers, de sadiques, d’islamophobes, d’obsédés sexuels. Pas question de heurter les dogmes et les certitudes.”

“À l’université, les chercheurs en “gender studies” et études décoloniales se démultiplient à grande vitesse, et s’emploient à appliquer aux textes et aux documents une grille simplificatrice et partisane. Comme disait Gracq: ils ont une clé, il ne leur reste plus qu’à écrire des textes en forme de serrure.”

“Je me souviens de cette émission de Taddei où j’avais évoqué l’époque où j’enseignais en lycée pro à Creil. Mes gars de BTS productique me disaient qu’ils n’aimaient pas les Arabes parce que ceux-ci les agressaient et les volaient. J’ai fait venir dans la classe un élève d’une autre classe, d’origine arabe, pour qu’il discute avec eux de ce qu’il vivait de son côté. Sacré moment. Ils ont discuté, réfléchi. J’avais l’impression, là, d’avoir concrètement lutté contre le racisme. Non?”

Encore trop naïf, Jourde! Et la sanction tombe, glaciale.

“Eh bien non. Sur le plateau, un socialiste, conseiller de Lionel Jospin, m’a dit, pour tout commentaire, qu’il trouvait honteux qu’un professeur emploie à la légère le mot “arabe”. Ce n’était pas la réalité du travail antiraciste qui importait. Il fallait ne surtout pas nommer. J’aurais dû dire: “puisque vous n’aimez pas les Français immigrés, je vais inviter un Français immigré pour qu’il vous parle de sa condition”. Ils m’auraient pris au sérieux!”

“Le règne désastreux d’Allègre sur l’Éducation nationale avait déjà sérieusement sapé mes convictions. Mais, depuis cette émission, je méprise la plus grande partie de la gauche, je l’avoue. Je n’y vois plus, peut-être à tort, que de petits bourgeois bien-pensants qui se foutent totalement des réalités, qui ne s’y sont même pas, pour la plupart, confrontés de près.”

“La seule chose qui leur importe, c’est de ne pas dire ce qui fait problème.”

Merci, Pierre Jourde, de nous dire ces choses avec cette énergie! La France a besoin de toujours davantage de témoignages du même genre.

Source: Le Nouvel Obs

1 COMMENTAIRE

  1. Le problème des gauchos, c’est qu’ils planent dans les hautes sphères de l’idéologie, des discours creux, et prennent les mots pour la réalité, tout en étant aveugles et insensibles au réel et au concret. Ils sont totalement coupés du monde, planant dans le monde éthéré des “idées”.

    D’où cette focalisation sur les “crimes de langue” et les crimepensées (Orwell), des crimes imaginaires commis selon eux en parlant, et leur désintérêt total pour les crimes réels, matériels. Comme les enfants, ils sont persuadés qu’on peut modifier le réel en le renommant, en affabulant. Cela s’appelle la pensée magique.

    Il n’est donc pas étonnant qu’ils reprochent l’emploi du mot “arabe”, crime grave, impardonnable, épouvantable, affreux, ergotant et pinaillant à l’infini sur des détails dénués du moindre intérêt, en scotomisant l’idée de fond, l’essentiel.

    Bon il s’agit aussi d’un procédé de rhétorique malhonnête : quand on ne sait pas quoi répondre sur le fond, on attaque la forme, on détourne la question, on met en accusation le gêneur en portant le soupçon de “racisme”, le crime ultime (dont on vient de voir un exemple d’utilisation avec Megan Mackerelle) et on occulte le réel.

    Bref, des imbéciles qui se paient de mots et de faux-semblants, en outre d’une totale malhonnêteté intellectuelle, au point de finir par se tromper eux-mêmes. Les gauchistes sont les dignes héritiers des théologiens scolastiques byzantins, qui dissertaient et ergotaient sans fin sur le sexe des anges.

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici