Accusés d’islamophobie, des professeurs de Sciences Po placés sous protection policière

Image d'illustration / Photo: DR
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Ce lundi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé avoir placé sous protection policière, les deux enseignants de l’Institut d’études politiques (IEP) de Grenoble, menacés après avoir été accusés d’islamophobie. Cette accusation transforme ceux qui en sont victimes, en véritables cibles pour les djihadistes.

“Des mesures de protection sont prises. Je ne voudrais pas les détailler ici, ne serait-ce que parce qu’elles doivent être discrètes”, a indiqué Gérald Darmanin en précisant avoir demandé à ce sujet une “évaluation par la cellule Uclat (Unité de coordination de la lutte antiterroriste), c’est-à-dire ceux qui évaluent les dangers qu’il y a sur les personnalités”.

Si cette évaluation “démontre qu’il y a un danger particulier”, les deux enseignants “seront – évidemment il faudrait qu’ils l’acceptent – protégés par la police personnellement”, a-t-il expliqué. “En attendant cette évaluation, des mesures sont prises pour les protéger”.

Le ministre a ajouté: “Chacun, dans ce pays, doit pouvoir être protégé par la République lorsqu’il est mis en accusation”. Mais il oublie de rappeler que le danger ne survient que lorsqu’il s’agit de l’islam. En effet, personne n’a besoin d’être protégé lorsqu’il est accusé de christianophobie, mais tout le monde a besoin de l’être lorsqu’il est accusé d’islamophobie.

Une enquête pour “injure publique” et “dégradation” a été ouverte par le parquet de Grenoble après un collage d’affiches jeudi à l’entrée de l’IEP sur lesquelles on pouvait lire: “Des fascistes dans nos amphis. L’islamophobie tue”, avec les noms de ces deux professeurs. En France, l’islamophobie ne tue que ceux qui en sont accusés.

Source: AFP

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