A Dublin, un prêtre exorcise le gouvernement, ces religieuses bravent les restrictions pour y assister

Soeur Irene Gibson et Soeur Anne Marie / Source: Instagram
Soeur Irene Gibson et Soeur Anne Marie / Source: Instagram

Deux religieuses irlandaises ont été mises au pilori par les médias pour avoir violé les restrictions sanitaires afin d’assister à un exorcisme des dirigeants irlandais.

Soeur Irene Gibson et Soeur Anne Marie se sont déplacés à Dublin, le 8 décembre, pour assister au rite d’exorcisme qui consiste, dans la religion chrétienne, à chasser les esprits mauvais.

Jusque là, rien de particulièrement insolite: les restrictions sanitaires, violées quotidiennement par des milliers de personnes, en commençant par les ministres, prévoient des exceptions et on peut discuter si l’exercice du culte en fait partie.

Cependant, l’exorcisme en question visait… le président de l’Irlande en personne et des principaux députés irlandais! Il faut dire qu’au vu des orientations récentes du gouvernement irlandais, la possession diabolique n’est pas une hypothèse totalement farfelue.

Face à ce crime de lèse-majesté démocratique, la police est susceptible de trouver n’importe quel prétexte pour punir les fidèles. Vu que l’exorcisme n’est pas interdit, on a repproché aux participants d’avoir bafoué les mesures de confinement, qui interdisaient aux habitants de se déplacer à plus de cinq kilomètres de leur domicile.

Or, les deux religieuses on fait environ 200 kilomètres depuis leur monastère près de Cork jusqu’à Dublin, la capitale irlandaise.

Le rite d’exorcisme du Dáil Éireann, le parlement irlandais, a été suivi d’une messe en plein air à laquelle ont assisté environ 70 personnes. Deuxième boulette: en vertu des règles de confinement de l’Irlande, pas plus de 15 personnes n’étaient alors autorisées à se rassembler en plein air.

Une vidéo de l’exorcisme montre l’abbé Giacomo Ballini, un ancien prêtre de la Fraternité Saint-Pie-X, en train d’asperger un bâtiment du gouvernement irlandais avec de l’eau bénite en priant pour que Satan “quitte cet endroit”.

Croyants ou pas, on peut parier que l’idée d’exorciser l’Elysée ou l’Assemblée nationale aurait gagné un certain capital sympathie, en France.

Les deux religieuses, membres de la congrégation des Carmélites de la Sainte Face de Jésus, avaient déjà été embêtées par les autorités en 2019, pour avoir enfreint les règles d’urbanisme en construisant une maison religieuse. Elle ont reçu l’ordre de quitter le terrain à Corran South, près du village de Leap dans le West Cork, d’ici juin prochain.

Mais les religieuses ont utilisé les réseaux sociaux et un site de financement participatif pour les aider à se reloger, ayant recueilli une cagnotte plus de 80 000 euros.

Source: Irish Examiner/ Irish Times

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici