Si la loi interdit le couvre-feu, tant pis pour la loi! La dictature sanitaire s’impose

Image d'illustration / Photo: Pixlr
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Lorsque la dictature sanitaire a recours aux moyens contraires à la loi, la justice ferme souvent les yeux, mais parfois elle se rebiffe et remet le gouvernement à sa place, comme c’est le cas au Pays-Bas.

Mouché par un tribunal sur la légalité du couvre-feu, le gouvernement de Mark Rutte tient tellement à limiter les libertés des Néerlandais que, dans son acharnement, il va jusqu’à modifier la législation.

Le Sénat néerlandais a approuvé vendredi un projet de loi déposé en urgence par le gouvernement pour permettre le maintien d’un couvre-feu nocturne aux Pays-Bas, invalidé par la justice mardi.

L’adoption de ce texte par 45 voix contre 13, après un premier vote favorable de la Chambre des représentants la veille, garantit le maintien du couvre-feu malgré la décision de justice défavorable rendue cette semaine.

Mardi, un tribunal a jugé que ce couvre-feu en vigueur de 21h à 4h30 manquait de fondement juridique. Cette décision a fait l’objet d’un appel et un nouveau jugement est attendu vendredi prochain mais, en attendant, le gouvernement de Mark Rutte s’est hâté de faire voter une loi par le Parlement.

Pilier de la stratégie gouvernementale contre l’épidémie, ce couvre-feu a été vivement contesté, comme étant une atteinte inutile aux libertés. Son instauration, le 23 janvier, a déclenché des émeutes d’une ampleur jamais vue aux Pays-Bas.

La polémique est d’autant plus vive que les Pays-Bas se trouvent en campagne électorale avant les législatives des 15-17 mars.

Source: Reuters

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