Un tribunal interdit l’expulsion de clandestins vers la Grèce parce qu’ils y manqueraient de savon

Le camp de Kara Tepe / Photo: Twitter
Le camp de Kara Tepe / Photo: Twitter

Deux immigrés clandestins ne peuvent pas être expulsés vers la Grèce, a déclaré le tribunal administratif supérieur de Münster. Ils y manquaient des produits de première nécessité comme “un lit, du pain ou du savon”.

Selon la loi européenne, notamment la convention de Dublin, les immigrés clandestins qui prétendent être des réfugiés doivent s’enregistrer dans un premier “pays sûr” sur leur route.

Le souci, c’est que ces prétendus réfugiés, qui ne fuient pas la guerre ni les persécutions, n’ont aucune envie de rester dans des camps en Grèce, mais veulent atteindre au plus vite leur but: un boulot au noir et les allocs en Angleterre, en France ou en Allemagne.

Théoriquement, ceux qui y arrivent après avoir traversé d’autres pays de l’Union, devraient être expulsés vers les pays de premier accueil, en général l’Espagne, l’Italie ou la Grèce. Mais c’est sans compter avec les associations gauchistes pro-immigration et le juges rouges qui s’acharnent pour que les clandestins puissent rester là où leurs caprices les mènent.

Selon le tribunal allemand de Münster, la Grèce étant actuellement incapable de répondre aux besoins les plus fondamentaux des réfugiés, l’Office fédéral des migrations et des réfugiés ne peut pas les expulser vers le pays de l’UE dans certains cas.

L’interdiction d’expulsion s’applique toujours si les plaignants avaient déjà été reconnus comme réfugiés en Grèce. C’est ce qu’a annoncé vendredi le tribunal administratif supérieur de Rhénanie du Nord-Westphalie à Münster.

L’Office fédéral avait rejeté les demandes d’asile d’un Érythréen de 41 ans et d’un Palestinien de Syrie de 22 ans parce que les demandeurs avaient déjà obtenu le statut de protection internationale en Grèce, mais étaient néanmoins partis en Allemagne.

En toute logique, en Grèce, ils étaient déjà à l’abri de leurs prétendus dangers, et n’avaient pas besoin de chercher l’asile en Allemagne. Conformément à la loi européenne, ils devaient donc être expulsés.

Toutefois, contrairement aux tribunaux de première instance d’Arnsberg et de Düsseldorf, le tribunal administratif supérieur de Rhénanie du Nord-Westphalie à Münster affirme qu’il y a le danger “qu’ils ne puissent pas satisfaire leurs besoins les plus élémentaires (“lit, pain, savon”) pendant une période plus longue s’ils y retournent“.

S’ils étaient renvoyés en Grèce, les hommes seraient confrontés à “un risque sérieux de traitement inhumain et dégradant“, a ajouté la cour. Ils ne pourraient pas trouver de logement dans les structures d’accueil pendant une période prolongée et n’auraient aucune chance de trouver un logement ou un travail.

Un grand nombre de personnes reconnues comme ayant besoin de protection sont déjà sans abri en Grèce, a-t-il déclaré. La pandémie du Coronavirus et ses effets sur le tourisme ont eu un impact considérable sur la situation économique du pays, selon le tribunal.

En clair, la Grèce est un régime tortionnaire qui ne distribue pas assez de savon. Il faut donc accorder l’asile en Allemagne à tous ceux qui fuient la guerre, la torture, la mort, la persécution, les bombes et le manque de savon en quantité suffisante.

On peut parier que la demande va augmenter.

Sources: t-online/ dpa

2 Commentaires

  1. Selon ce juge, la Grèce est donc un cloaque, un shithole peuplé de crasseux et de crève-la-faim.

    Il serait indigne d’y envoyer des immigrés clandestins (par définition méritants), mais pas question pour autant d’accueillir des Grecs ou de les aider, hein! (rappelez-vous comment Merkel les a traités en 2011).

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