40 ans après l’attentat de la rue Copernic, l’unique suspect vivant au Canada renvoyé aux assises

L'attentat de la rue Copernic/DR
L'attentat de la rue Copernic/DR

Ce mercredi, la cour d’appel de Paris a infirmé le non-lieu qui avait été rendu en janvier 2018 par les juges antiterroristes au bénéfice de Hassan Diab, un universitaire libano-canadien de 67 ans, accusé d’avoir posé la bombe qui avait fait 4 morts, dans l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic en 1980.

Hassan Diab, qui clame son innocence, est reparti au Canada après trois années de détention provisoire et mène bataille contre la justice canadienne qui avait autorisé son extradition fin 2014.

L’enquête avait attribué l’attentat non revendiqué commis le 3 octobre 1980, au Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS), groupe né d’une scission du FPLP, et les renseignements français avaient identifié Hassan Diab en 1999.

Mais, près de 20 ans plus tard, les juges antiterroristes avaient, contre l’avis du parquet, considéré que les charges réunies contre l’ancien étudiant de Beyrouth, n’étaient “pas suffisamment probantes”, une décision infirmée ce mercredi.

“Je suis contente, cela faisait des années que nous demandions un procès”, s’est félicitée Corinne Adler, partie civile venue écouter le délibéré.“Que tout s’arrête là m’aurait beaucoup peinée, pour toutes les victimes dont je fais partie”, a déclaré celle qui, adolescente, célébrait sa bat-mitzvah dans le lieu de culte au moment de l’explosion.

“Si la cour d’assises déclare que Hassan Diab n’est pas coupable, au moins justice aura été rendue par une décision collégiale et contradictoire”, a réagi Bernard Cahen, avocat de la synagogue et des familles de deux victimes mortes dans l’attentat. Il reste toutefois “sceptique” sur les chances d’obtenir une nouvelle extradition de l’accusé.

Source: AFP

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